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Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Canadiens

Charles Hudon a saisi le message

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Le Canadien de Montréal traverse la première période creuse de sa saison. Pendant que tout le monde regarde vers les carences de sa brigade défensive, Claude Julien a plutôt choisi de passer un message à ses employés de soutien.

Depuis trois matchs, il effectue une rotation au sein de son quatrième trio. Jusqu’ici, Matthew Peca et Charles Hudon ont écopé.

De retour au jeu samedi après avoir pris place sur la passerelle de presse du KeyBank Arena de Buffalo la veille, Hudon a explosé avec une impressionnante soirée de 13 coups d’épaule et quelques menaces près du filet des Bruins de Boston.

«Je devais être plus impliqué. Au-delà des mises en échec, ce soir, ça m’a permis d’obtenir deux occasions de marquer», a fait valoir l’attaquant au terme du revers de 3 à 2 de samedi.

«La confiance va revenir dans tous les aspects du jeu. Je dois construire là-dessus. Dernièrement, je n’étais pas fier de mes performances», a-t-il ajouté.

Discussion constructive

Devant les médias, dans les heures précédant le match à Newark mercredi, l’entraîneur du Canadien n’avait pas mis de gants blancs pour critiquer l’effort et le travail des membres de cette quatrième unité. En anglais, l’expression voulant qu’on «lance quelqu’un sous l’autobus» était tout indiquée.

«Ça fait partie du hockey de pointer des joueurs pour qu’ils se réveillent. Ça nous a fouettés», a reconnu l’attaquant de 24 ans.

Toutefois, derrière les portes de son bureau, il semble que le message ait été passé de façon plus constructive.

«J’ai eu une bonne discussion avec Claude. Ça m’a fait comprendre que nous étions sur la même longueur d’onde. C’est difficile quand tu ne joues pas bien et que tu sais que l’entraîneur n’est pas de ton côté», a souligné l’Almatois.

«Ce n’est pas le cas avec Claude. C’est rassurant de savoir qu’il m’appuie et qu’il veut que je sois meilleur. Il ne le veut pas seulement pour le bien de l’équipe, mais également pour moi-même», a-t-il ajouté.

Retour imminent de Byron

Hudon n’est pas fou. Si son poste est déjà en jeu tous les soirs, qu’est-ce que ce sera lorsque Paul Byron (possiblement samedi) et Joel Armia reviendront en action? Inévitablement, il pourrait être victime du jeu de domino.

On ne parle pas nécessairement d’un renvoi dans la Ligue américaine, mais bien d’une rétrogradation au poste de 13e attaquant.

«Je vais contrôler ce que je peux contrôler. Je déteste penser à ce qui peut arriver.»

Et la meilleure façon de garder le contrôle de sa destinée et de forcer la main de l’entraîneur, c’est de jouer avec la pédale au plancher à chaque présence sur la patinoire.

«On efface les derniers matchs et on reprend à partir d’aujourd’hui.»

Hudon l’a compris. On attend toujours la réponse de Peca.

En bref

Depuis que la Ligue nationale compile la statistique des mises en échec (1997-1998), aucun joueur du Canadien n’avait distribué plus de 11 coups d’épaule au cours d’un même match. Nicolas Deslauriers avait été le dernier, le 13 mars.

Gary Roberts et Zdeno Chara détiennent la marque absolue avec 17 mises en échec. Dans chaque cas, c’était en 1999.