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Défaite crève-coeur des Canadiens

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On ne reverra jamais autant de haine entre les Bruins et le Canadien que dans les années 1970 et 1980. Mais samedi, les deux formations se sont livré un duel typique de la rivalité qui les habite.

Bousculade après le sifflet, mises en échec nombreuses et coups en bas de la ceinture. Tout y était. Et bien qu’ils étaient privés de Patrice Bergeron, Zdeno Chara, Charlie McAvoy et Brandon Carlo, les Bruins sont parvenus à quitter le Centre Bell avec un gain de 3 à 2.

C’est John Moore, avec son premier de la saison, qui a scellé le débat avec moins de trois minutes à écouler au troisième engagement. Jonathan Drouin se trouvait alors au cachot pour avoir porté son bâton au visage de David Backes.

L’attaquant du Canadien a pris le blâme en rentrant au banc. Il s’en voulait, même s’il s’agissait d’un geste involontaire.

«Il s’en venait vers moi. Je ne voulais pas le frapper au visage», a-t-il déclaré.

Dommage pour Drouin qui avait connu un bon match. Il avait été à l’origine de la remontée de sa formation. Avec le Canadien en recul de deux buts, il a débordé Torey Krug sur sa droite avant de déjouer Tuukka Rask entre les jambières.

«Jo a joué exactement le match qu’il devait jouer. Ça fait partie du hockey d’écoper de punition. Il n’y a personne dans ce vestiaire qui va le pointer du doigt», a défendu Brendan Gallagher.

Les épaules d’Hudon

Le Canadien a distribué rien de moins que 51 mises en échec. Charles Hudon s’est fait plaisir avec 13 coups d’épaule.

«Quand tu vois un de tes meilleurs joueurs se faire frapper comme Jo l’a été, tu ne veux pas que ça se reproduise. Alors, tu essaies de rivaliser avec tes épaules, a expliqué Hudon. Ce n’est pas mon travail, mais ça me donne du momentum quand je joue comme ça.»

Hudon fait allusion à Brad Marchand. Souvent à son meilleur lorsqu’il joue contre le Canadien, la peste des Bruins avait Drouin en grippe. Son acharnement lui a même permis d’amener l’attaquant du Canadien avec lui au banc des punitions.

Pastrnak en cible

Mais puisque c’est un jeu qui se joue à deux, les hommes de Claude Julien s’étaient donné comme mission de ralentir David Pastrnak. En l’absence de quelques gros canons, le Tchèque devient la principale source de productivité.

Avec déjà 17 buts au compteur, Pastrnak n’avait pas marqué au cours de ses quatre derniers matchs. Les Montréalais se sont assurés que sa sécheresse se poursuive en le suivant pas à pas tout au long de la soirée. Karl Alzner, derrière son filet, Max Domi, à la ligne bleue du Canadien, et Andrew Shaw, lors d’une sortie de zone des Bruins.

Lors de la dernière séquence, Pastrnak a perdu patience et a asséné un coup de bâton à Shaw. Sur l’attaque massive qui s’en est suivi, Tomas Tatar a provoqué l’égalité en marquant son 10e but de la saison.

Le cauchemar de Mete

Devant le filet du CH, Carey Price a cédé trois fois sur 35 lancers. Outre Moore, David Backes et Jake DeBrusk ont trompé sa vigilance.

À l’autre bout de la patinoire, Rask a été fumant à quelques occasions. Sur une même séquence, il a bloqué Drouin, Max Domi et Victor Mete coup sur coup.

Frustré à une autre occasion, le jeune défenseur du Canadien est toujours à la recherche de son premier but dans la LNH.

Le Tricolore reprendra l’action mardi, en recevant la visite des Hurricanes de la Caroline. Il tentera de mettre un terme à une séquence de quatre matchs sans victoire.

On pourrait, du même coup, assister au retour de Shea Weber. Se présence devrait assurément stabiliser la défense montréalaise.