Crédit : S�bastien St-Jean / Agence QMI

Boxe

Une première depuis 2012 pour Stéphan Larouche

Publié | Mis à jour

Depuis la défaite de Lucian Bute contre Carl Froch en 2012, Stéphan Larouche n’a pas eu l’opportunité d’être dans le coin d’un boxeur pour un combat de championnat du monde. Samedi, avec Jean Pascal, il aura la chance de revivre ce moment privilégié.

«Au moment du choc contre Froch, Lucian était favori, mais les gens ne s’en souviennent pas. Il n’avait aucune défaite à sa fiche.»

Depuis cette soirée difficile au bureau, Larouche a été en mesure d’acquérir des notions qui font de lui un entraîneur plus chevronné.

«Je suis plus expérimenté et plus calme qu’à cette époque, a-t-il indiqué. C’est comme un entraîneur qui a gagné la coupe Stanley, qui perd son emploi et qui revient avec une autre équipe.

«Ce n’est pas un meilleur entraîneur, mais il a un plus gros bagage d’expérience. Je ne vais jamais arrêter d’apprendre.»

Dmitry Bivol représente possiblement le plus gros défi de sa carrière d’entraîneur. Le Russe est l’un des boxeurs les plus complets de la division des mi-lourds.

«Il a une carrière de haut niveau chez les amateurs, comme Artur Beterbiev, a expliqué Larouche. Bivol n’a cependant pas tout vu chez les professionnels. Quand tu arrives à ce niveau, tu dois vivre une progression normale et pendant laquelle tu dois réaliser certaines choses.»

Semer un doute

Pour semer le doute chez le champion WBA des mi-lourds, Pascal devra profiter de chaque opportunité offerte par son adversaire.

«Les habitudes ne changent pas quand le stress est présent et il faudra trouver une façon de les casser. Jean ne devra pas seulement tenter de voler les rounds. On ne peut se le permettre avec un adversaire comme Bivol, qui lance des coups avec un volume élevé.

«Ce sera une question de timing et d’exécution. On ne vient pas pour donner un show, mais pour gagner le combat. L’objectif est de remporter le combat.»

Bien gérer son énergie

Au cours de sa carrière, Pascal s’est souvent donné en spectacle lors des conférences de presse. Une habitude qu’il a délaissée depuis qu’il est dirigé par Larouche.

«Un combat, ça ne se gagne pas en conférence de presse, mais dans le ring, a souligné l’entraîneur. À ce niveau, ça te prend toute une surprise pour déranger un adversaire.

«Je veux que Jean mette cette énergie au bout de ses poings. Je veux qu’on performe le soir du combat.»

Le camp de Pascal s’est bien déroulé, même s’il a dû prendre une pause de quelques jours afin d’assister aux funérailles de son père, en Haïti.

«Notre préparation a été optimale dans les circonstances et Jean est en mission, a souligné Larouche. Jean était déjà dans le gymnase et on n’est pas parti de zéro. On ne voulait pas se faire prendre les culottes à terre si on recevait un appel.

«Quand l’offre est arrivée, on ne pouvait pas la refuser, surtout que c’était l’objectif principal de Jean. En quelques secondes, on est passé de la LHJMQ (Gary Kopas) à la LNH (Bivol) en qualité d’adversaire.»

De bons et de mauvais souvenirs

Ce n’est pas la première fois que Larouche met les pieds à Atlantic City pour diriger un de ses poulains. Cette semaine, il en est à sa quatrième visite.

«Je fais un peu partie de l’histoire, alors que Leonard Dorin avait participé au premier Shobox qui est devenu une série populaire de galas, a expliqué Larouche. Il avait affronté Martin O’Malley et on était venu faire du trouble dans cette soirée.

«Bien sûr, il y a le combat entre Dorin et Arturo Gatti, mais ce ne fut pas une fin très excitante. Il y a aussi Lucian Bute qui a boxé en 2004.»

Quand il est question d’Atlantic City, le nom de Gatti arrive tout de suite dans les discussions. «Thunder» est encore bien présent dans la mémoire des gens de la place.

«Pour eux, le mot boxe est synonyme d’Arturo Gatti. Il s’est écrit une belle histoire d’amour entre ce boxeur et les citoyens de cette ville.»