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Sergey Kovalev: Duva a trouvé des réponses

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La victoire d’Eleider Alvarez a causé une onde de choc dans le monde de la boxe, mais aussi dans le camp de Sergey Kovalev.

Après cette dure défaite, le Russe a fait un autre examen de conscience avec son équipe. Encore une fois, il a décidé de changer d’entraîneur sans vraiment se regarder dans le miroir.

Sa promotrice a analysé en profondeur le combat du 4 août au Etess Arena pour tenter de trouver des réponses.

«Après le cinquième round, j’ai regardé le gérant de Sergey, Egis Klimas, et je lui ai fait un signe comme quoi tout allait bien, a expliqué Kathy Duva lors d’une entrevue avec "Le Journal de Montréal" dans les derniers jours. Cependant, je me demandais comment il allait faire pour garder son rythme qui était très élevé.

«J’ai eu ma réponse dans les rounds suivants.»

Elle a eu l’impression de revoir un copier-coller des deux défaites de son protégé contre Andre Ward.

«Lors de chacun de ces deux affrontements, Sergey dominait avant de connaître une forte baisse d’énergie en deuxième moitié du duel. Ce fut la même chose contre Alvarez, a affirmé Duva. J’ai posé des questions à son entourage et j’ai compris plusieurs choses.

«Sergey s’entraînait et se battait comme un gars de 25 ans alors qu’il est âgé de 35 ans. Ça ne fonctionnait pas.»

McGirt à la rescousse

Pour relancer sa carrière, Kovalev a embauché Buddy McGirt comme entraîneur et Chris Algieri comme préparateur physique. Ceux-ci essayeront de faire comprendre au boxeur qu’il doit modifier sa façon de s’entraîner pour revenir sur le chemin de la victoire.

«À ce que j’ai su, Sergey pensait qu’il ne s’entraînait pas assez fort quand il ne rencontrait pas ses standards habituels. Il n’avait pas compris qu’il devait s’entraîner moins et de façon plus intelligente lorsque tu vieillis.

«Les périodes de repos sont encore plus importantes. Quand ses entraîneurs lui disaient d’en prendre, il voulait en faire plus.»

C’est Algieri qui s’occupera de faire la cuisine pour Kovalev afin de l’aider dans sa perte de poids. McGirt, lui, travaillera à parfaire la technique de l’ancien champion.

«Je crois qu’il a choisi les bonnes personnes et s’il les écoute, ses chances de succès sont très bonnes, a mentionné Duva. Sergey me fait penser beaucoup à Evander Holyfield qui n’écoutait pas beaucoup son entourage non plus.

«Holyfield croyait tellement en ses capacités qu’il croyait qu’il n’avait pas besoin de personne. Sergey a un peu la même attitude. Parfois, cette surdose de confiance en soi peut devenir un défaut.»

Des contrats à signer

Comme on le sait, Kovalev et Alvarez s’affronteront à nouveau le 2 février prochain à Frisco, en banlieue de Dallas.

Duva et Yvon Michel ont confirmé au "Journal de Montréal" que les négociations étaient complétées.

Les contrats sont maintenant entre les mains des deux boxeurs afin qu’ils soient signés. Lorsque l’encre sera sèche, le deuxième choc Alvarez-Kovalev deviendra officiel.

D’ailleurs, selon nos informations, ESPN et son partenaire Top Rank ont prévu de tenir une conférence de presse pour lancer la promotion de cette carte de boxe, le 8 décembre prochain, à New York.