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MLS

Refonte des éliminatoires: un couteau à double tranchant

Refonte des éliminatoires: un couteau à double tranchant

Patrice Bernier

Publié 22 novembre
Mis à jour 22 novembre

Cela fait environ deux semaines que le dernier match éliminatoire en MLS a été joué. Et pourtant, nous en sommes rendus au carré d’as. On peut dire que nous nous sommes un peu endormis et ce n’est pas en raison du spectacle sur le terrain.

Cette pause internationale en plein cœur des éliminatoires anéantit complètement le momentum et fait dévier l’attention que portent les partisans à la ligue.

Mais il y a des conversations pour une refonte des éliminatoires, même si rien n’est encore divulgué. Il pourrait y avoir plusieurs solutions sur la table.

  • Tout d’abord, ça ne m’étonnerait pas que sept équipes par association fassent leur entrée en éliminatoires, au lieu de six. Lorsqu’il y aura 28 équipes dans la ligue, ça ferait du sens. Mais à 14 formations qualifiées sur 22, ceci pourrait être considéré comme du nivellement par le bas.
  • Il faudrait peut-être changer la formule et introduire des matchs à mort subite. Cette pause internationale éradique tout momentum. De plus, certains joueurs qui sont appelés par leur équipe nationale respective peuvent revenir un peu amochés et fatigués.
  • On pourrait également penser à réduire le calendrier. Dans un tel cas, si la ligue compte 28 équipes dans le futur, il en sera ainsi débalancé. En ce moment, chaque équipe d’une association affronte les formations de l’autre association à une reprise. De plus, elle croise le fer au moins à deux reprises contre les clubs de sa propre conférence. Ce qui nous amène à 32 matchs sur 34. C’est donc dire qu’une équipe sera confrontée à deux équipes de sa propre association à trois occasions. En ajoutant des formations à la ligue, un calendrier réduit donnerait droit à certaines incongruités alors que certains clubs ne s’affronteront pas en une saison. La beauté du soccer est que le monde s’affronte.
  • Il pourrait également y avoir plus de matchs le mercredi, car c’est plus intéressant pour les droits de télévision. Dans un tel cas, il faudrait peut-être augmenter le nombre de vols nolisés auxquels les équipes ont droit (4 en ce moment). Autrement, on pourrait se retrouver, si on prend l’exemple de l’Impact, à jouer un match à Montréal le samedi, s’en aller à Los Angeles le mercredi et revenir à Montréal la fin de semaine suivante. Ce n’est pas idéal pour les performances et la récupération. Ce serait le partisan qui en serait perdant.

Carré d’as relevé

Pour ce qui est des demi-finales, qui se dérouleront les 25 et 29 novembre prochains, les duels risquent d’en mettre plein la vue.

Dans l’Est, les Red Bulls et Atlanta United FC se sont livré une guerre toute la saison. Ce sont finalement les Red Bulls qui ont eu l’avantage, mais en séries, tout est balancé par la fenêtre. Les deux équipes possèdent des éléments efficaces offensivement, en Josef Martinez (ATL) et Bradley Wright-Phillips (NYRB), et défensivement, en Aaron Long (NYRB) et Michael Parkhurst (ATL), mais ça se jouera au milieu de terrain, notamment en raison du «pressing» élevé des Red Bulls.

Est-ce que Atlanta United FC pourra trouver la recette gagnante? Est-ce qu’ils tenteront le tout pour le tout à domicile lors du premier match? Je ne dis pas qu’elle va gagner, mais je donne un avantage à la formation de Tata Martino.

Dans l’Ouest, c’est le Sporting de Kansas City des beaux jours qui est de retour, grâce, notamment, à l’une des meilleures défensives de la ligue. Pour ce qui est des Timbers, c’est une équipe qui a changé d’entraîneur, qui n’a pas eu un bon début de saison, mais qui a eu une séquence de 15 matchs sans défaite du 14 avril au 11 août.

Les Timbers sont à craindre avec Diego Valeri et Sebastian Blanco. Mais je crois tout de même que le Sporting va s’en sortir.

Merci Richard

En terminant, je m’en voudrais de ne pas glisser un mot sur Richard Legendre.

Richard est quelqu’un qui s’est donné corps et âme pour l’Impact et c’est triste de le voir partir. Pour moi, c’est plus qu’une simple connaissance professionnelle, mais c’est quelqu’un que je considère mon ami.

Merci, Richard, tu avais le Bleu-Blanc-Noir à cœur.