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Jean Pascal : négligé, mais...

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Jean Pascal ne sautera pas dans le ring à titre de favori, samedi prochain à Atlantic City, lorsqu’il affrontera le Russe Dimitri Bivol pour le titre WBA des mi-lourds.

Après tout, Bivol (14-0-0, 11 K.-O.) est le champion et sa carrière est en pleine ascension. Il a aussi presque dix ans de moins que le pugiliste québécois. C’est également un technicien de classe mondiale.

Mais Pascal (33-5-1, 20 K.-O.) n’a toujours que 36 ans et il demeure un boxeur dangereux. Au Québec, nombreux sont les observateurs qui croient qu’il a une chance de redevenir champion du monde samedi soir.

«Si tu regardes froidement, Bivol a presque tous les atouts, mentionne le promoteur Yvon Michel. Mais les impondérables sont tous à l'avantage de Jean Pascal. Il est passé par là, il sait c'est quoi. Jean Pascal est conscient de ses forces et faiblesses et il ne l'a pas toujours été. J'ai l'impression que Jean a ce qu'il faut pour lui jouer un tour.»

L’entraîneur Marc Ramsay, qui a longuement travaillé avec Pascal autant chez les amateurs qu’au niveau professionnel, fait également partie de ceux qui ne comptent pas le Québécois pour battu.

«Jean Pascal a toujours une chance, jamais je ne vais gager contre lui», admet-il.

«Bivol, ce qu'on connaît de lui, c'est quand ça va bien, ajoute-t-il. On ne l'a pas encore vu en eaux troubles. On ne l'a pas vu dans une guerre à courte distance. Il y a plein de zones où on a encore à découvrir Bivol.»

Le protégé de Marc Ramsay, Eleider Alvarez, qui a affronté Pascal en juin 2017, abonde dans le même sens.

«S'il a un bon camp d'entraînement, il va donner des problèmes à Bivol (...) Honnêtement, je donne une chance à Jean», admet le champion WBO des mi-lourds.

Une chose est certaine, Bivol n’est pas un assommeur, et Pascal va rarement au tapis. Le Russe est davantage un tacticien et si le Québécois veut l’emporter, il devra foncer.

«On ne peut pas jouer aux échecs avec ce gars-là, affirme l’entraîneur de Pascal, Stéphan Larouche. Il va falloir être extrêmement robuste, extrêmement "rough" avec Bivol.»

Voyez le reportage de Nancy Audet dans la vidéo ci-dessus.