Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

LHJMQ

Où est passée la parité dans la LHJMQ?

Où est passée la parité dans la LHJMQ?

Mikaël Lalancette

Publié 19 novembre
Mis à jour 19 novembre

Le tiers de la saison est maintenant joué dans la LHJMQ.

S’il y a un constat à faire, c’est que l’offensive est au rendez-vous.

En 206 matchs, les formations du circuit Courteau ont marqué 1470 buts, soit une moyenne de 7,17 buts par rencontre.

Il se marque donc plus de 9 % de buts qu’à pareille date l’an dernier, où 1348 buts avaient été inscrits lors des 206 premiers matchs de la saison (6,54 par rencontre).

Mais il ne se marque pas nécessairement beaucoup plus de buts que lors des années normales. La moyenne de la dernière décennie tourne autour de sept buts par match.

J’en déduis que le vent jeunesse qui a soufflé sur le circuit l’an dernier avait réduit le nombre de buts marqués.

Mais qu'en est-il de la parité?

Là où je tombe en bas de ma chaise, c’est en regardant les meilleures mesures de la parité qui règne dans le circuit.

Au classement général: 17 points séparent les 14 premières équipes. C’est plutôt bon.

Ça se gâte ensuite.

Les matchs tranchés par la marge d’un but sont en chute libre: il y en avait eu 170 sur les 206 premiers l’an passé. Cette saison: 124 sur 206.

C’est une diminution de 27 %!

Les matchs sont donc beaucoup moins serrés que l’an dernier.

En regardant les résultats des matchs, un constat frappe: le grand nombre de matchs à sens unique.

Seulement en fin de semaine, les Huskies ont battu l’Armada 11-1, les Olympiques ont malmené les Voltigeurs 7-1 et les Saguenéens se sont écrasés 7-1 devant les Screaming Eagles. Ce sont quelques exemples parmi tant d'autres.

Les matchs décidés par un écart de cinq buts ou plus ont carrément explosé.

Il y en avait eu 13 lors des 206 premières rencontres l’an dernier. Cette année: 41 sur 206. C’est près d’un match sur cinq qui est décidé par cinq buts ou plus.

C’est une augmentation de 215 %. Rien de moins!

Même en comparant avec plusieurs débuts de saison passés, ce début de campagne 2018-2019 se démarque.

Inutile de vous dire que pour une ligue, les matchs à sens unique n’ont rien de positif. Le spectacle n’en sort pas grandi.

Ma question: pourquoi?

Est-ce lié à la qualité des gardiens de buts?

Trop de jeunes équipes qui en arrachent certains soirs?

Les chiffres m’impressionnent et je ne sais pas encore quelles conclusions tirer.

La prochaine période des transactions va-t-elle corriger ou accentuer la tendance actuelle?

Légère baisse des assistances, mais...

Du point de vue des assistances, une légère baisse est observée.

Ce sera difficile d’établir un parallèle statistique avec l’an dernier tant que la saison ne sera pas terminée.

En premier lieu: les Mooseheads n’ont disputé que cinq matchs à Halifax. À titre comparatif, l’Océanic a déjà joué 14 de ses 34 parties locales. Ça affecte le bilan à la baisse.

En second lieu: un bel engouement est ressenti à Moncton, où les Wildcats évoluent dans un nouvel amphithéâtre. La hausse est de près de 25 %.

En isolant les chiffres d’assistances des Mooseheads et des Wildcats, les foules sont en baisse de près de 3 % dans les 16 autres marchés de la LHJMQ.