Crédit : Sébastien St-Jean / Agence QMI

Impact

L’année charnière de Maxime Crépeau

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Maxime Crépeau n’a que 24 ans, mais le jeune gardien de but de Greenfield Park est à une sorte de croisée des chemins.

Après cinq saisons à attendre derrière Evan Bush chez l’Impact, il a été prêté au Fury d’Ottawa l’hiver dernier et il a pris la balle au bond.

Même si l’équipe de la capitale nationale ne s’est pas qualifiée pour les séries, Crépeau a survolé la compétition en établissant un nouveau record de l’USL avec 15 blanchissages en 31 matchs.

Ce n’est donc pas étonnant qu’il ait été nommé gardien de l’année du circuit de deuxième division, plus tôt cette semaine.

Année marquante

Même si Crépeau partait à Ottawa à contrecœur, il y a retrouvé son ancien entraîneur des gardiens, Youssef Dahha, en plus de la confiance du nouvel entraîneur Nikola Popovic.

«Dans chaque carrière, il y a toujours une année importante qui marque une progression et 2018 pour moi a été cette année-là», a-t-il confié, il y a quelques jours.

À Ottawa, il a surtout trouvé du temps de jeu, beaucoup de temps de jeu, ce dont il avait grandement besoin et qu’il désirait ardemment.

«J’ai pu enchaîner les matchs et je pense que ça confirme que ce dont j’avais besoin, c’est des minutes.»

«L’opportunité de jouer chaque week-end fait en sorte que les gens voient ce que tu peux faire.»

Vote de confiance

Pourtant, Crépeau s’est présenté à Ottawa sans attente en effectuant un genre de saut dans le vide.

«Au camp cette année, j’avais tout à prouver, je ne connaissais pas le nouvel entraîneur-chef.»

«Ma position était celle d’un gardien parmi les autres, il n’y avait pas de hiérarchie et Callum Irving était assez confiant d’avoir le poste de numéro un.»

Et pourtant, Crépeau a vite gagné la confiance de Nikola Popovic et ne l’a plus jamais perdue.

«Dès le troisième match de l’année, j’ai eu mon opportunité et je l’ai saisie même si on n’a pas eu les trois points cette journée-là.»

«Il n’y a pas de meilleure façon de s’exprimer que quand tu reçois un vote de confiance de l’organisation, je joue plus relax. Quand tu as la confiance de ton équipe, tu ne joues pas les fesses serrées.»

Le cœur au Canada

En plus de sa saison éloquente en championnat, Crépeau a aussi reçu des appels de l’entraîneur John Herdman, qui dirige la sélection nationale du Canada où il commence à se poser en jeune vétéran.

Il en profite aussi pour faire le plein d’expérience aux côtés de l’autre gardien, Milan Borjan, un vétéran de 31 ans qui roule sa bosse en Europe.

«J’entretiens une super bonne relation avec le staff et John [Herdman]. Chaque fois que je suis en sélection, Milan a prouvé qu’il est toujours au plus haut niveau. J’apprends beaucoup avec lui et on se parle souvent.»

Qui plus est, il se retrouve dans un programme national plein de jeunes joueurs talentueux avec l’espoir d’une Coupe du monde en partie à la maison en 2026.

«C’est un super timing pour suivre l’équipe parce qu’il y a de plus en plus de jeunes. Liam Miller est à Liverpool, Alponsho Davies s’en va à Bayern et Ballou Tabla est avec Barça B.»