Jean Pascal

Photo : Jean Pascal Crédit : MARTIN ALARIE / AGENCE QMI

Boxe

«Une bénédiction du ciel» pour Jean Pascal

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Jean Pascal aura une opportunité en or le 24 novembre prochain alors qu’il affrontera le champion WBA des mi-lourds, Dmitry Bivol. S’il y a une personne qui croit que le Québécois pourra écrire une page d’histoire lors de cette soirée, c’est son agent Greg Leon.

«La voiture (Jean Pascal) est de retour sur la bonne voie et elle est prête pour faire une course de F1, a-t-il indiqué lors d’une généreuse entrevue avec Le Journal de Montréal au cours des derniers jours. Je sais qu’il est en confiance et je crois en lui.

«À 36 ans, Jean est conscient que cette opportunité est une bénédiction du ciel. Il sait pertinemment que ça pourrait être son dernier combat de championnat du monde en carrière. Il veut en profiter.»

Leon rêve d’une victoire de son poulain pour pouvoir mettre en place des combats d’unification contre Adonis Stevenson ou Eleider Alvarez dès 2019.

Cependant, avant de penser à ces possibilités, Pascal (33-5-1, 20 K.-O.) a un gros dossier entre les mains lorsqu’il montera dans le ring de l’hôtel Hard Rock Hotel & Casino d’Atlantic City.

«Bivol est le meilleur 175 lb de la planète à l’heure actuelle, selon moi, a indiqué Leon. Je sais que ce n’est pas un combat de championnat facile, mais il n’y en a aucun qui l’est.»

Leon a confirmé que Pascal faisait partie des discussions pour un duel avec Bivol depuis plus d’un an. Toutefois, les deux premières offres déposées par Main Events et le clan du champion n’étaient pas assez alléchantes.

«On a eu une première proposition avant le duel contre Eleider Alvarez (juin 2017), a expliqué Leon. Toutefois, il était plus avantageux sur les plans financier et sportif pour Jean d’affronter Alvarez.»

«La bourse était meilleure, mais il avait aussi une chance d’affronter Adonis Stevenson avec une victoire. Il serait devenu aspirant obligatoire. Pour une fois, Stevenson aurait la chance de vendre des billets et d’avoir des revenus de la télévision à la carte. »

«Pas logique»

Puis, la promotrice Katy Duva et l’agent de Bivol, Vadim Kornilov, sont revenus à la charge pour la demi-finale du gala du 4 août.

«Encore une fois, j’ai refusé, et ce n’était pas seulement en raison du combat entre Jean et Steve Bossé, a-t-il précisé. Sur le plan financier, ça n’était pas logique.»

«Jean aurait empoché seulement sa bourse. Les revenus des droits canadiens de la télévision à la carte étaient attribués à GYM, car Eleider Alvarez faisait les frais de la finale. L’argent d’une demi-finale, c’est bien, mais celui d’une finale est encore plus intéressant.»

Après la défaite de Pascal contre Alvarez par décision unanime, plusieurs observateurs ont pensé que l’heure de la retraite avait sonné pour l’ancien champion du monde.

Leon et Pascal ont eu des discussions à ce sujet dans les semaines suivantes.

Encore de l’essence

Toutefois, comme il l’a souvent mentionné, le boxeur sentait qu’il avait encore de l’essence dans le réservoir. C’est à ce moment qu’il a affronté Ahmed Elbiali, à Miami.

«Premier Boxing Champions (PBC) était convaincu que Jean perdrait ce combat, a souligné Leon. Je me rappelle que les gens pensaient que mon poulain était fini, même si toutes ses défaites avaient été encaissées contre les meilleurs pugilistes au monde.»

«Jean a vendu ce duel comme si c’était le dernier de sa carrière. S’il avait perdu contre cet adversaire de calibre moyen, c’était terminé pour de vrai.»

Si Pascal subit la défaite, le 24 novembre prochain, contre Bivol, est-ce qu’on vivra ce scénario ?

Difficile à dire, mais on peut être assuré que Pascal laissera tout dans le ring.

Pas question d’avoir des regrets.