Twitter / @IndyEleven

Crédit : Twitter / @IndyEleven

Soccer

Une année importante pour Karl W. Ouimette

Publié | Mis à jour

Depuis qu’il a quitté l’Impact au terme de la saison 2014, Karl W. Ouimette s’est beaucoup promené. Cette saison, il a posé ses valises à Indianapolis et il ne l’a pas regretté une seconde.

L’arrière central de 26 ans vient sans doute de connaître sa meilleure saison chez les professionnels avec l’Indy, qui est passé de la NASL à l’USL cette saison.

Il a d’abord marqué trois buts, un sommet personnel, et il a été le joueur de champ le plus utilisé avec 2842 minutes réparties sur 32 matchs.

«Au début de l’année, j’ai été capable de faire ma place, j’ai extrêmement bien fait en présaison, confie Ouimette, qui est de retour au Québec. Je travaille fort et j’ai tout de suite essayé de faire ma place.»

«C’est la saison où j’ai compté le plus de buts, je n’ai quasiment pas fait d’erreurs qui ont coûté des buts. C’est ma septième année professionnelle et c’est la saison où j’ai joué le plus.»

 

La suite

S’il semble s’être trouvé une place au soleil en Indiana, il n’est pas dit qu’il y retournera la saison prochaine, même si la porte n’est pas fermée.

«C’est sûr qu’avec la saison que j’ai faite, j’ai de bonnes aspirations pour l’an prochain et je vais regarder plus loin.»

«J’ai aimé ma saison avec eux et j’y retournerais, mais je regarde du côté de la MLS ou encore pour aller outre-mer.»

Ouimette n’hésiterait donc pas à prendre la même route que Patrice Bernier en délaissant le rêve américain pour le rêve européen, mais il reste en mode exploratoire.

«Je n’ai jamais fait de démarches, alors je regarde pour trouver quelqu’un qui pourrait m’amener dans un bon niveau eu Europe.»

En hausse

Ouimette s’est retrouvé dans un milieu fécond pour connaître la meilleure saison de sa jeune carrière. Malgré un changement de ligue, l’Indy Eleven a attiré en moyenne 10 163 spectateurs par match, au troisième rang de l’USL, selon soccerstadiumdigest.com.

«À Indy, ça va juste grandir dans les prochaines années, affirme le défenseur. On m’avait dit que les conditions étaient très bonnes et on ne m’a pas menti.»

«Au centre d’entraînement, il y a trente terrains naturels et un stade intérieur. On joue au Lucas Oil Stadium, domicile des Colts de la NFL, et les partisans nous soutiennent à chaque match et les Ultras sont très intenses.»

Malheureusement pour lui, l’équipe s’est inclinée au premier tour des séries, mais ce n’est que partie remise.

Par ailleurs, il s’est retrouvé en terrain un peu connu puisqu’il a rejoint deux anciens membres de l’Impact, les attaquants Justin Braun et Jack McInerney, meilleur marqueur de l’équipe avec dix buts.

Joueur engagé

Même s’il n’en était qu’à sa première saison à Indianapolis, Ouimette a été choisi joueur le plus impliqué dans la communauté.

«Je me suis impliqué dans beaucoup de causes, admet-il. J’adore m’impliquer dans la communauté, les joueurs représentent le club, il faut s’impliquer avec les partisans, c’est ce qui fait vivre le club.»

Que ce soit pour des tournois de soccer ou du bénévolat auprès d’un organisme qui nourrit les enfants défavorisés, l’athlète a beaucoup appris.

«Ce que j’aime de ça, c’est que ça m’apporte à moi aussi et j’apprends beaucoup sur le milieu où je suis.»

«Souvent, chez les professionnels, il y a en qui pètent plus haut que le trou, qui essaient d’avoir des standards trop élevés. Mais à la base, il faut être une bonne personne et s’impliquer. Je fais mon travail sur le terrain, mais à l’extérieur il faut redonner.»

Et on peut vous assurer que ça correspond au personnage : un gars simple, authentique et humain.

**********************

Revenir... un jour

Même s’il garde encore une blessure de sa rupture avec l’Impact, Karl W. Ouimette ne cultive aucune amertume.

«Ça m’a permis d’ouvrir un peu mes horizons, confie-t-il. Sur le moment, ç’a été très difficile de sortir de la maison.»

«J’ai adoré l’Impact, c’est le club avec lequel j’ai grandi et avec lequel je voulais jouer.»

Et pour lui, il n’est pas question d’écarter un retour un jour ou l’autre.

«C’est sûr qu’un jour, j’aimerais retourner avec l’Impact avec un bagage beaucoup plus grand que celui avec lequel je suis parti.»

Voir ailleurs

La libération de Ouimette a peut-être fait mal, mais elle lui a permis de vivre d’autres expériences. Après Montréal, il a passé un peu plus d’une saison avec les Red Bulls de New York, jouant 18 matchs avec les Taureaux avant d’être prêté à l’Armada de Jacksonville, en NASL. Puis l’an dernier, il a vécu la seule saison des Deltas de San Francisco.

«Ça m’a permis de voir d’autres milieux, de gagner le Supporter’s Shield [championnat de la saison régulière, NDLR] avec les Red Bulls et d’aller voir plein de villes. J’ai habité à New York et à San Francisco et j’ai eu plus de minutes.»

«Il faut toujours voir les changements de ville comme une expérience positive.»

«Avec les Red Bulls, j’ai été dans une organisation phénoménale à tous les égards, j’ai beaucoup appris pendant mon année et demie là-bas, mais je n’avais pas les minutes de jeu.»

«À Jacksonville, je n’ai pas été dans le meilleur contexte, il y a eu un changement de coach et le nouvel entraîneur ne me voyait pas dans ses plans.»

Année d’exception

À San Francisco, l’an passé, il a vécu autre chose en retrouvant son ami Maxim Tissot et surtout l’entraîneur-chef Marc Dos Santos. Le pilote québécois a allumé quelque chose en lui, les deux hommes ayant beaucoup en commun.

«J’étais dans un environnement plus compétitif avec une défense hermétique et on a gagné le championnat. Marc va tout faire pour gagner. On s’est rejoints parce que j’ai la même mentalité.»

En compagnie de Dos Santos, qui a d’ailleurs été nommé entraîneur-chef des Whitecaps de Vancouver mercredi, il a remporté le Soccer Bowl, le championnat de la NASL. Sans surprise, la présence de Dos Santos a été importante pour lui.

«J’ai beaucoup appris au niveau tactique, les entraînements étaient très spécifiques. On était beaucoup exposés à des surnombres pour mieux les gérer.»