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Luc Brodeur-Jourdain veut aider les jeunes

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Le joueur de ligne offensive des Alouettes de Montréal Luc Brodeur-Jourdain aimerait disputer une dernière saison avec les Moineaux. Toutefois, la balle est dans le camp de l’équipe. Si jamais le colosse revient pour ce qui sera «assurément une dernière saison», il aimerait être en mesure de montrer le droit chemin aux jeunes joueurs de l’équipe.

«J’ai encore envie d’être sur le terrain et jouer, a tout d’abord indiqué Brodeur-Jourdain lors de l’émission Les Partants, lundi, sur les ondes de TVA Sports. J’ai encore le plaisir, je pense énormément à partager. J’aime le groupe de joueurs avec lequel je suis. C’est un environnement particulier que d’être dans le sport et faire partie d’une équipe. Je pense qu’individuellement, ce n’est pas facile de dire : "J’en ai assez". Ce n’est pas le cas du tout. S’il y a une autre saison, c’est sûr que c’est la dernière.»

Mais si les Alouettes décident de conserver les services du Québécois, son rôle ne se limitera assurément pas à être uniquement un joueur sur le terrain.

«J’ai toujours cru que c’était facile de quitter lorsque ça va mal et de dire : "Qu’ils s’arrangent avec leur trouble", a continué Brodeur-Jourdain. La réalité, c’est que j’ai fait partie des succès et des insuccès des Alouettes de Montréal dans les 10 dernières années. Dans ce que je suis arrivé à contrôler, j’ai toujours tenté de donner le meilleur de moi-même et être un membre participatif et positif aux succès de l’équipe. Je veux continuer d’apporter cette dynamique et faire comprendre aux jeunes ce que ça prend pour être un professionnel. J’ai eu l’immense chance de voir c’était quoi un vrai professionnel, pas auprès d’un joueur, mais de plusieurs joueurs qui avaient énormément d’expérience dans la Ligue canadienne à mon arrivée. C’est important pour les jeunes d’avoir la bonne direction quant à l’éthique de travail.»

Mais à 35 ans – 36 ans en mars 2019 -, Brodeur-Jourdain comprend parfaitement la réalité dans laquelle il est.

«Au niveau athlétique, au niveau physique, je pense que j’ai encore ce que ça prend, a indiqué le Québécois. Néanmoins, ce sont de longues saisons. C’est dur pour le corps. Je vais avoir 36 ans la prochaine saison, s’il y a en a une. À 36 ans, être toujours en train de se poussailler et de se tirailler sur la ligne avec des gars de 24, 25, 26 ans, c’est de moins en moins facile. Je sais que c’est un sport de jeunes. Donc, est-ce qu’on va avoir besoin de moi? C’est simplement ça. Ça se peut que ça ne soit pas nécessairement uniquement sur le terrain. Mon implication avec les Alouettes ne se terminera pas au simple rôle de joueur.

 «Je ne sais pas exactement et concrètement ce que ça va être la suite. Je n’ai pas vraiment de plan préétabli sur ce que sera l’après-carrière de football. Mais je n’ai pas peur de ça. Le football est arrivé à l’improviste dans ma vie. Ce n’était pas quelque chose de planifié. Je pensais devenir technicien en électronique. Je m’étais inscrit au Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu et c’est là que j’ai commencé à jouer au football. Ç’a fait en sorte que j’ai eu une formation universitaire de premier et deuxième cycle. Lorsque je tournerai la page sur le mode joueur, c’est important pour moi de prendre un temps et de faire une réflexion pour voir quelles sont les opportunités qui sont devant moi pour prendre la décision qui me semble être la meilleure pour moi, ma famille et mes proches.»

À voir dans la vidéo ci-dessus.