Kavis Reed

Photo : Kavis Reed Crédit : JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Alouettes

Les 10 travaux de Kavis Reed

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Forts d’une fiche de 5-13, les Alouettes de Montréal ont raté les éliminatoires pour la quatrième saison d’affilée. Encore une fois, le directeur général, Kavis Reed, aura beaucoup de travaux à exécuter en prévision de la saison 2019.

Voici la liste des dossiers chauds qu’il aura sur son bureau dans les prochaines semaines.

1- Trouver des receveurs de qualité

Dans le passé, on a souvent accusé les quarts pour les mauvaises statistiques des receveurs. Cette année, on a démasqué les imposteurs, alors que les Alouettes avaient des pivots capables de lancer le ballon avec force et précision.

Trop souvent, les receveurs n’étaient pas capables de se démarquer de leurs couvreurs. Ernest Jackson et B.J. Cunningham ont connu des saisons très décevantes, et on peut se demander s’ils seront de retour en 2019. Il existe des receveurs plus affamés sur le marché, et Reed doit en trouver au moins deux pour donner des cibles potables à ses quarts.

2- Investir dans le recrutement

Au cours de ses deux premières années comme directeur général, Kavis Reed a souvent comblé les trous de sa formation avec des transactions. Il a été le directeur général le plus actif de la Ligue canadienne de football (LCF) durant cette période.

S’il emprunte souvent cette voie, ça signifie qu’il n’y a pas de solutions à l’interne. Et ça, c’est préoccupant. Avec l’arrivée de deux nouvelles ligues aux États-Unis dans les deux prochaines années, les Alouettes devront investir massivement dans leur équipe de recrutement afin d’être sur la trace des meilleurs joueurs disponibles. Si les autres équipes sont capables de trouver des diamants tous les ans, les Alouettes peuvent aussi le faire.

3- Trouver un digne successeur à John Bowman

Comme on le sait, ce n’est jamais facile pour un athlète de dire que l’heure de la retraite a sonné. On l’a vu avec John Bowman après le dernier match à Hamilton. Toutefois, il semble que le numéro 7 quittera le football pour de bon dans les prochaines semaines.

Qui le remplacera? Ça ne semble pas clair dans l’esprit des entraîneurs ni dans celui de Reed. Un bon chasseur de quart, ça ne se trouve pas au coin de la rue. On va souhaiter que ça ne prenne pas quatre saisons avant de trouver une solution, comme ce fut le cas dans le dossier Anthony Calvillo.

4- Stefan Logan n’est pas éternel

Le spécialiste des retours de bottés Stefan Logan a mentionné vouloir revenir en 2019. Cette saison, il a été ralenti par une blessure importante à la cheville. Pendant son absence de six semaines, on a assisté au jeu de la chaise musicale entre plusieurs joueurs. Ça n’avait pas été concluant.

Si Logan revient l’année prochaine, il faudra qu’on prépare la relève en même temps. C’est un défi qui serait fait sur mesure pour le vétéran de 37 ans. C’est un bon pédagogue avec les jeunes joueurs. Ce n’est pas pour rien que plusieurs le voient devenir entraîneur au terme de sa carrière.

5- Le moment du divorce avec Boris Bede?

C’est la deuxième saison de suite qu’on se demande si les Alouettes doivent laisser aller Boris Bede. C’est une décision déchirante. Ses dégagements ont souvent permis aux Alouettes de gagner la bataille du positionnement sur le terrain. Il a sans aucun doute la jambe la plus puissante du circuit.

Par contre, c’est en ce qui a trait aux bottés de précision que certains observateurs ont encore des interrogations à son sujet. Il a encore démontré de l’inconstance dans quelques matchs cette saison (avant-dernier de la LCF avec 85 % d’efficacité).

Si l’ancien du Rouge et Or de l’Université Laval avait le statut de joueur national, la question ne se poserait même pas. Cependant, dans une ligue où le ratio est présent, il est très possible que Kavis Reed se pose la question, et Bede pourrait écoper.

6- Congédier les coordonnateurs offensif et défensif

Comme on le sait, Kavis Reed prône la stabilité depuis qu’il est en poste, mais les résultats n’ont pas été concluants tant en attaque qu’en défense en 2018. À l’attaque, l’unité de Khari Jones a été la moins productive de la LCF avec 345 points. Les Alouettes n’ont pas eu de stabilité au poste de quart avant l’arrivée de Johnny Manziel au septième match de la saison.

Puis, les receveurs ont échappé plusieurs passes qui auraient permis aux Montréalais d’obtenir plus de premiers jeux. On peut se demander s’il est l’homme de la situation. Du côté défensif, les Alouettes ont été l’une des deux seules formations de la LCF à accorder plus de 500 points à l’adversaire. C’est beaucoup trop. Les attaques adverses se sont trop souvent payées des pique-niques en raison de la mauvaise couverture aérienne. Rich Stubler avait de bons éléments sous la main, mais il n’a pas été en mesure de maximiser leur potentiel.

7- Faire signer un nouveau contrat à Tony Washington

Quand Kavis Reed a procédé à la transaction majeure pour obtenir les services de Johnny Manziel, il a aussi mis la main sur Tony Washington. Le joueur de ligne offensive a stabilisé le côté gauche de la ligne avec son expérience.

On peut se demander si les Alouettes ont le moyen de le laisser partir. Au début du camp d’entraînement, Reed a décidé de libérer Jovan Olafioye pour une question salariale, mais il l’a sûrement regretté. On doit souhaiter qu’il ait appris de cette erreur. De plus, il ne doit pas oublier le côté droit de sa ligne, qui a eu des allures d’autoroute pour les ailiers défensifs adverses cette saison.

8- Apporter de l’aide à Henoc Muamba

Henoc Muamba a été le joueur de l’année chez les Alouettes. Il a permis à son équipe de sortir la tête de l’eau à plusieurs occasions. Il est maintenant temps pour Kavis Reed de lui apporter de l’aide chez les secondeurs. Selon plusieurs rumeurs, Chris Ackie tenterait sa chance dans la NFL l’an prochain.

Toutefois, s’il demeure au Canada, Reed doit trouver une façon de le réunir à nouveau avec Muamba. Ils ont formé un duo explosif pendant la majorité de la saison. Le DG des Alouettes devra aussi penser à la relève de Chip Cox, qui a jonglé avec l’idée de se retirer avant le début de la saison 2018.

9- S’assurer d’avoir une saison gagnante

Kavis Reed doit trouver une manière pour que son équipe amorce sa prochaine campagne du bon pied et qu’elle participe aux éliminatoires. C’est crucial s’il veut garder son emploi.

Puis, la moyenne d’assistance aux matchs des Alouettes a encore connu une baisse cette année, et son président, Patrick Boivin, a annoncé qu’il réduisait la capacité assise à 20 000 places pour 2019. On ne le dira jamais assez : le meilleur marketing à Montréal pour une équipe professionnelle, c’est la victoire.

10- Donner plus de responsabilités aux receveurs canadiens

Dans la LCF, chaque équipe possède un receveur canadien de qualité sauf les Alouettes. George Johnson (10 passes captées) et Stephen Adekolu (une passe captée) devraient être utilisés davantage par le coordonnateur offensif. Pour qu’ils gagnent en confiance, on doit leur lancer le ballon d’une façon constante. Ils ont des habiletés qui ne sont pas exploitées depuis trop longtemps.

Avec plus de ballons en direction de Johnson et d’Adekolu, l’attaque serait plus diversifiée et plus difficile à contrer.