Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Alouettes

Johnny Manziel a déjà hâte à la saison prochaine

Publié | Mis à jour

Johnny Manziel a connu des hauts et des bas à sa première saison avec les Alouettes. Le quart a reconnu qu’il a eu besoin de quelques semaines avant d’être vraiment confortable avec le livre de jeux de sa formation, mais aussi avec le style de jeu de la Ligue canadienne.

À l’occasion du bilan des joueurs, Manziel a indiqué que sa campagne 2018 ne s’est pas déroulée comme il l’avait envisagé. Tout d’abord, il a dû patienter pendant plusieurs semaines avant d’être titulaire pour la première fois.

Puis, lorsqu’il a eu sa chance après avoir été échangé aux Alouettes, il s’est rendu compte qu’il devait prendre la LCF au sérieux. Il l’a appris lors de ses deux premiers départs où ils avaient connu toutes sortes de difficultés.

«C’était une belle expérience d’apprentissage qui ne s’est pas déroulée comme je le souhaitais. J’aurais voulu remporter plus de victoires et présenter un meilleur produit sur le terrain, a souligné Johnny Manziel lors d’une mêlée de presse. Par contre, je me suis senti de plus en plus confortable à mesure que j’avais des départs ou que je me retrouvais sur le terrain.»

«Aujourd’hui, je connais davantage de choses sur la ligue et la sorte de jeux que je dois exécuter pour avoir du succès.»

L’ancien produit de l’Université Texas A&M n’a rien cassé à ses premiers pas dans la LCF. Avec les Alouettes, il a complété 106 de ses 165 passes pour des gains de 1290 verges avec cinq touchés et sept interceptions. Il a également amassé 215 par la voie terrestre.

Ce qu’on se souviendra surtout, c’est que les Alouettes ont présenté une fiche de 2-6 alors qu’il était le partant.

Il veut revenir

Le contrat de Manziel est encore valide pour la saison 2019. À moins qu’il soit libéré ou échangé par les Alouettes, il sera de retour.

«Cette saison est terminée et je suis déjà excité pour la prochaine, a mentionné l’athlète de 25 ans. J’ai réalisé que ça me manquait de me retrouver dans un vestiaire avec des coéquipiers et d’avoir la chance de jouer des matchs.

«Je suis à l’aise avec mes coéquipiers et je suis heureux d’évoluer dans une belle ville comme Montréal.»

Il est capable de tenir ces propos même s’il a été placé dans une situation qui est loin d’être évidente. En plus de s’adapter à une nouvelle ligue, il devait aussi apprendre un livre de jeux en pleine saison.

«Je ne savais pas trop à quoi m’attendre quand je suis arrivé dans la LCF. La ligue a dépassé mes attentes à plusieurs niveaux. Je suis content d’être ici maintenant, a-t-il souligné.

«Pour ce qui est des jeux, j’étais plus à l’aise à mesure que je les exécutais à l’entraînement. Il y en a certains que je n’avais jamais vus de ma carrière. Une fois que j’ai pu les assimiler, le jeu a ralenti. J’ai pu avoir du plaisir, faire mes lectures et jouer de façon détendue.»

De la profondeur

S’il veut poursuivre son aventure avec les Alouettes, Manziel devra arriver au prochain camp dans une excellente forme physique.

Pour la première fois depuis 2014, la formation montréalaise pourrait avoir une belle lutte pour le poste de partant. En plus de Manziel, Antonio Pipkin, Vernon Adams fils et Jeff Mathews tenteront de brasser les cartes à cette position.

Des trois, Pipkin a démontré cette saison qu’il avait le potentiel d’être le partant même s’il a encore des choses à apprendre. Pour ce qui est des deux autres, ils pourraient représenter des solutions de rechange intéressantes en cas de blessure majeure.