Remparts Cap Breton

Crédit : Simon Clark/Agence QMI

LHJMQ

La lumière au bout du tunnel pour les Screaming Eagles

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Ce n’est pas un secret pour personne que le hockey junior est cyclique. Après deux ans à rebâtir chacune des pièces du vestiaire des Screaming Eagles du Cap-Breton, Marc-André Dumont commence enfin à voir jaillir la lumière au bout du tunnel. La route vers la gloire ne s’annonce cependant pas de tout repos pour l’équipe parcourant le plus de kilomètres année après année dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

Les Eagles n’obtiennent pas toujours la reconnaissance qu’ils méritent quand on pense aux équipes qui, sans être au sommet, se débrouillent plutôt toujours bien en saison régulière. Cette fois, la formation de Sydney a l’intention de briller de tous ses feux dans un horizon de trois ans, et pas seulement durant les activités saisonnières !

«Notre reconstruction est terminée. On entre dans une phase de performance», lançait l’entraîneur-chef et directeur général des Screaming Eagles en entrevue il y a quelques semaines.

Depuis le déménagement des Prédateurs de Granby vers l’île du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, à l’aube de la saison 1997-1998, la franchise n’a jamais atteint la finale des séries et il s’agit de celle qui a présentement la plus longue disette sans participation au carré d’as. Les Screaming Eagles ne se sont pas qualifiés en demi-finales depuis le printemps 2007, une éternité au hockey junior.

Première finale dans la mire

Au cours des deux dernières campagnes, Dumont a dirigé sa troupe lors de trois séries éliminatoires, Cap-Breton s’invitant à la deuxième ronde de la danse éliminatoire à sa première année de reconstruction, en 2017. L’expérience acquise lors de ces printemps est précieuse aux yeux du grand patron, d’autant plus que l’équipe a su maintenir un rendement de 71-56 durant ce temps.

«On veut faire du chemin en séries et avoir du succès. Dans nos trois dernières saisons, on a atteint deux fois la deuxième ronde, ce qui est un point de départ. Ça fait 21 ans que l’équipe est au Cap-Breton et c’est difficile depuis le départ de Granby en séries. On ne peut pas dire qu’on a une équipe très vieille, mais on a une équipe plus mature.»

«Notre but est de remporter un championnat, poursuit Dumont avec conviction. À quelle saison on va faire ça ? C’est à nos joueurs de répondre à la question. Nos joueurs sont affamés. Il y a une année dans les trois prochaines où on pense y aller pour [le championnat], mais, on ne sait pas encore quand. Ça va dépendre d’un paquet de facteurs.»

Signe que tout est encore loin d’être à point, les Eagles connaissent un début de campagne en dents de scie alors qu’ils se retrouvent au 10e rang du classement général après 16 rencontres (fiche de 8-7-1). L’un des rouages importants du club néo-écossais, Mathias Laferrière, estime que ses coéquipiers et lui sont prêts à passer à la vitesse supérieure. Le hockeyeur de 18 ans a inscrit sept buts et ajouté 15 mentions d’aide, pour 22 points, en 17 rencontres.

«On commence à avoir une très bonne équipe et on a beaucoup de talent. On veut performer et on veut gagner. On a fait des erreurs dans le passé et on apprend de ces erreurs cette année avec l’expérience. On construit là-dessus», disait le choix de sixième ronde des Blues de St. Louis au dernier repêchage de la LNH.

En plus de Laferrière et du gardien Kevin Mandolese, un espoir des Sénateurs d’Ottawa, l’arrivée d’aide extérieure comme Mitchell Balmas, Antoine Crête-Belzile et Wilson Forest a solidifié l’effectif. Natif du coin, Balmas a soulevé la coupe Memorial avec le Titan d’Acadie-Bathurst, en mai.