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Crédit : AFP

Paul Rivard

Boston, ville de champions

Boston, ville de champions

Paul Rivard

Publié 30 octobre 2018
Mis à jour 30 octobre 2018

Les Red Sox de Boston ont choisi cette journée de l’Halloween pour mettre un vieux costume, celui de champions du baseball majeur, en vue du traditionnel défilé des champions du baseball.  

Et ce costume ressemble étrangement aux vieux costumes endossés par d’autres athlètes au fil de ces deux dernières décennies, à d’autres périodes de l’année.

Car, les Bostoniens, ils paradent souvent.  

Car, leurs athlètes, ils gagnent souvent. Tous sports confondus.

11 défilés en 17 ans

La note a été relevée par la majorité des médias de l’Amérique. Depuis 2002, c’est le 11e titre majeur que vit Boston par le biais de ses quatre sports professionnels collectifs.  

À celui de 2018 s’ajoutent les titres des Red Sox de 2004, 2007 et 2013. Plus gourmands, les Patriots de la NFL ont été couronnés cinq fois pendant cette période, soit en 2002, 2004, 2005, 2015 et 2017.

Les Celtics de la NBA (2008) et les Bruins de la LNH (2011) complètent cet impressionnant total de succès pour Boston.

D’ailleurs, c’est cette ville qui a célébré un des deux plus récents «duo de championnats» annuels en Amérique. En 2004, les Patriots méritaient leur deuxième titre de cette décennie alors que les Red Sox mettaient fin à la «malédiction du Bambino» et remportaient les grands honneurs du baseball majeur. Cinq ans plus tard, en 2009, les amateurs de Pittsburgh jubilaient à deux reprises en festoyant pour les succès des Steelers de Pittsburgh (NFL) et des Penguins de Pittsburgh (LNH).

Effectivement, c’est déjà difficile de remporter la grande finale d’un sport majeur, disons qu’il est rare de voir les astres s’aligner de telle sorte qu’une ville puisse rendre hommage à deux de ses équipes professionnelles la même année.

Quant au «trio de championnats», ça ne s’est jamais fait. Même si, au cours du dernier centenaire, bien des villes y ont pensé en voyant leurs équipes favorites flirter avec les grands honneurs, la même année.

Et nous?

À Montréal, les Canadiens d’une certaine époque livraient des trophées à la pelletée. C’est un total de 15 coupes Stanley qui ont été remportées par le Tricolore dans un intervalle de 24 ans (1956 à 1979 inc.).  

Vous me direz que les Alouettes de Montréal, de la LCF, ont bien dû connaître du succès pendant cette période... eh bien non, malheureusement. Le seul «duo de championnats» recensé par nos deux équipes s’est produit en 1977.

Je n’ai pas fait mention des Expos, au baseball majeur, puisque s’il y avait eu ne serait-ce qu’un seul triomphe du genre, cette année serait imprimée dans votre subconscient et se serait mise à scintiller à l’approche de ce paragraphe.

Pendant ce temps, dans la Ville Reine...

Et Toronto, ces rivaux quasi-séculaires?

Eh bien, force est d’admettre qu’ils sont logés à la même enseigne que nous. Il faut remonter à 1942 et 1945 pour que deux équipes appelées Maple Leafs (LNH) et Argonauts (LCF) offrent aux amateurs de cette ville des défilés de champions, la même année.  

Peut-être les amateurs de l’Ontario revivront-ils cette euphorie, et ce dès le printemps prochain, si cette nouvelle et impressionnante mouture des Maple Leafs, édition 2018-19, réussit à mettre la main sur le Graal du hockey, tout comme, un mois plus tard, la non moins prometteuse formation des Raptors, dans la NBA.

Mais beaucoup de ballons et de rondelles toucheront les deux types de cordages avant de pouvoir vérifier cette belle promesse.

Et si cette prédiction ne devait pas s’avérer, on pourra toujours se consoler là-bas en pensant qu’en 2017, à seulement 11 jours d’intervalle, les Argonauts et le Toronto FC, ont tout de même réussi à s’attirer des confettis en raison de leur titres rapprochés en LCF et MLS

Quant à nous, ça reste du domaine du rêve pour un bon bout de temps. Faudra commencer par un titre. Ce serait déjà un grand pas de franchi.

En attendant, beaucoup de Québécois continuent à s’identifier à une ville qui ressemble beaucoup à Montréal sur le plan architectural et historique. Et plusieurs mordus de sports la visitent régulièrement pour y appuyer leurs équipes championnes, bon an mal an.