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Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Canadiens

Claude Julien a du «guts»

Claude Julien a du «guts»

Dave Morissette

Publié 29 octobre 2018
Mis à jour 29 octobre 2018

Après 10 matchs, les Canadiens peuvent dire mission accomplie. Mais il en reste 72... Voici ce qui me «passe par la tête» cette semaine :

- Soyez honnêtes, 14 points sur une possibilité de 20, personne ne l'avait vu venir. Surtout pas les 30 autres équipes de la LNH. Un peu comme Vegas l'an dernier, le CH performe, mais n'a pas encore le respect de ses adversaires à ce stade-ci de la saison. Personne ne les prend vraiment au sérieux actuellement. La bonne nouvelle, c'est que le CH en profite en amassant des points. D'ici Noël, on va mieux se préparer à affronter les Canadiens... On va voir comment ils vont réagir!

- Vous rappelez-vous la dernière fois où les deux premiers trios du CH sont restés intacts aussi longtemps ? Ça ne doit pas être étranger aux succès de l'équipe...

- Autre explication pour ce début de saison : Claude Julien a du «guts». Il devait créer une compétition à l'interne. En mettant Alzner, Plekanec et Shaw de côté, il a envoyé un message à son équipe. Il se contrefiche des contrats, ce sont les performances sur la glace qui comptent. Que tu gagnes 5 millions $ ou 700 000 $, celui qui travaille le plus fort va jouer. Point final.

- Il y a toujours un danger de se mettre les vétérans à dos quand tu prends ce genre de décision. Après une saison comme l'an dernier et avec un noyau de jeunes joueurs qui veulent faire leur place, le timing était parfait pour Claude Julien.

- La clé pour le coach, c'est la communication. Dans les meilleures équipes, elle est saine. Quand Charles Hudon a été laissé de côté, il a su immédiatement pourquoi. Tu ne peux pas laisser les choses aller. On voyait ça dans le «vieux hockey», mais ce n’est plus le cas.

- Vous le savez, j'apprécie beaucoup Phillip Danault. Il m'avait dit en début de saison que les joueurs devaient être affamés tous les soirs pour gagner. Il avait raison. On peut nommer rapidement les matchs où le CH ne l'était pas. Contre Los Angeles, Ottawa et Buffalo... Certaines formations plus talentueuses peuvent s'en sortir en travaillant moins, mais pas les Canadiens.

- Carey Price a un début de saison honnête. Il n'a pas eu à faire de miracles pour gagner des matchs. Même samedi à Boston, il a été efficace - comme ton meilleur salarié doit l'être -, point. Après 10 matchs, l'équipe ne repose plus uniquement sur lui et, par hasard, il a recommencé à sourire. C'est beau à voir!

- Depuis que Shea Weber est capitaine, le CH s'en tire assez bien! Blague à part, le grand défenseur doit presque être nerveux de revenir au jeu. Imaginez si l'équipe commence à perdre à son retour...

- J'adore Jesperi Kotkaniemi. Claude Julien avoue qu'il le protège. Marc Bergevin ne garantit pas encore qu'il va passer la saison à Montréal. On aime tous son travail, mais le «kid» doit marquer maintenant. Après 10 matchs, il est rendu là!

- Parlant de jeunesse, je regardais le repêchage de 2015... Les jeunes n'ont pas mis de temps à devenir le noyau de la LNH! Regardez bien les noms : Connor McDavid, Jack Eichel, Mitch Marner, Mikko Rantanen, Timo Meier, Mathew Barzal, Thomas Chabot, Kyle Connor, Brock Boeser, Sebastian Aho. Ces gars-là ont tous 21-22 ans... WOW!