Impact

Match ultime à Foxboro

Publié | Mis à jour

Le 17 octobre 2015. C’est la date de la dernière victoire de l’Impact au Gillette Stadium. Ce soir-là, un but d’Ignacio Piatti avait permis au Bleu-Blanc-Noir de s’assurer d’une place en séries. Et si le scénario se répétait?

Le match Revolution - Impact sera présenté à TVA Sports dès 16h avec l'avant-match.

Frédéric Lord met la table pour cet affrontement dans la vidéo ci-dessus.

Parce que, rappelons-le, une victoire de l’Impact jumelée à un revers ou un verdict nul du Crew de Columbus contre le Minnesota United FC signifierait que l’Impact jouerait un match de premier tour des séries éliminatoires en milieu de semaine prochaine. Les deux matchs auront lieu en même temps.

L’enjeu est donc énorme pour les hommes de Rémi Garde, qui réservent parfois leurs meilleures performances en Nouvelle-Angleterre pour les grands soirs.

Garde a d’ailleurs rappelé que même si le Revolution est éliminé, il aura certainement l’intention de tout faire pour mettre des bâtons dans les roues de son équipe.

«Ça va être la même chose sur tous les terrains de MLS. Les équipes ont envie de bien terminer, soit devant leur public, comme eux, soit parce qu’il y a quelque chose à jouer, comme nous.»

Excès de confiance

Lors du point de presse, il a plusieurs fois été question de confiance et surtout d’éviter d’en avoir trop.

«Le plus grand risque est d’être trop confiants et de vouloir gagner trop rapidement, a souligné Evan Bush. Si on entre dans le match en pensant qu’on peut marquer deux fois dans les 20 premières minutes puis maintenir l’altitude de croisière, on va être mal pris.»

«On sera dans le pétrin en étirant le terrain. On ne défendra pas de la manière qui nous a permis d’avoir du succès.»

Selon lui, il vaut mieux faire preuve de patience, parce qu’en jouant à domicile, les Revs vont vouloir terminer leur saison sur une bonne note.

«Ils vont vouloir l’emporter même s’ils ont pas mal moins de raisons de jouer. Si on tient le 0 à 0, ils vont ouvrir des espaces et ça va nous profiter en deuxième demie.»

Concentration

Pas étonnant, donc, que dans les circonstances on parle de concentration. C’est un thème qui revient souvent dans l’entourage de l’équipe depuis un bon moment déjà.

«On a besoin d’être concentrés, a insisté Rod Fanni. Quand je repense au match à Washington, on a beaucoup péché et on a beaucoup été punis. On n’a pas assez respecté ce qu’on avait mis en place.»

Fait intéressant en ce qui concerne le défenseur français, si l’équipe devait obtenir sa place en séries lundi soir, l’option de l’équipe sur son contrat pour l’année 2019 serait immédiatement activée.

«Je n’en fais pas une fixation, mais c’est sûr que j’y pense, a-t-il admis. Pour moi, c’est surtout un objectif collectif. Je suis venu en mission.

C’est encore jouable et c’est important pour le club, plus que sur le plan personnel.»

Fébrilité

Rémi Garde veut à tout prix éviter la fébrilité chez ses hommes, c’est pourquoi il estime qu’il vaut peut-être mieux ne pas parler des portions de matchs plus difficiles que l’équipe a connues au cours des dernières semaines.

Oui, l’équipe joue nettement mieux, mais il y a eu des moments de flottements où elle n’était pas elle-même sur certaines rencontres. Des demies qui ont fait mal, disons-le ainsi.

«Rappeler qu’on a été fébriles certains moments, c’est à double tranchant, a soutenu Garde. C’est aussi se donner des images négatives, ce n’est peut-être pas forcément l’objectif en ce moment.»

Au moins, il peut évacuer la dernière défaite en Nouvelle-Angleterre, un 4 à 0 percutant en avril lors duquel Saphir Taïder avait été expulsé après 13 minutes.

«On avait joué à 10 après 15 minutes. On connaît l’environnement du stade, ça sera la troisième fois qu’on les rencontre, on les connaît bien maintenant.»

Vaut mieux ne pas savoir

La semaine dernière, on n’a jamais vu les pointages des autres matchs sur le tableau d’affichage du stade Saputo. C’était sans doute pour éviter que les joueurs soient anxieux.

Ça risque d’être fort différent cette semaine. Il y a de bonnes chances qu’on suive régulièrement l’évolution du match entre le Crew de Columbus et le United FC du Minnesota.

«Mon impression, c’est qu’ils vont présenter les pointages parce que ça n’a pas d’importance pour eux», croit Evan Bush.

«Je vais sûrement être au courant parce que j’ai plus de temps pour regarder autour de moi», a-t-il blagué.

Pour le gardien, ça ne change pas grand-chose pour nous de le savoir puisque la mission de l’équipe demeure la même.

«Honnêtement, ça nous importe peu parce que nous devons gagner de toute manière. Ce n’est pas comme si on devait gérer un verdict nul ou une victoire.»

La position est beaucoup plus tranchée quand on pose la question à Rod Fanni.

«Je préfère ne rien savoir, comme ça on reste concentré sur le match, et l’objectif est toujours de gagner, séries ou pas séries.»

L’arrière central vit une course aux séries pour la première fois et ça l’embête un peu.

«C’est très frustrant. Personnellement, je n’aime pas ça ne pas pouvoir contrôler ce genre de chose là, mais on n’a pas trop le choix.»

Intéressant

S’il y a une lueur d’espoir pour l’Impact, c’est qu’en Ohio, le Crew jouera sans son meilleur défenseur, Jonathan Mensah, qui est suspendu. Sans lui, le Crew présente une fiche de 0-2-4 cette saison.

«C’est intéressant, Columbus perd un gros morceau», a souligné Bush.

Le gardien croit que si le Minnesota parvient à sortir un lapin de son chapeau et à prendre l’avance, ça pourrait mettre beaucoup de pression sur le Crew.

«Columbus éprouve des problèmes pour marquer depuis quelques mois, alors si Minnesota peut marquer un but, ça va nous donner une bonne occasion de faire notre travail.»

Mais pour ça, il va falloir que le Minnesota soit nettement meilleur que lors de ses 16 matchs précédents à l’étranger, où il a cumulé une fiche de 1-13-2 cette saison.

Impact : les partisans seront nombreux

Le Gillette Stadium n’est pas l’endroit le plus vibrant de la MLS, mais l’Impact pourra au moins s’y sentir un peu chez lui dimanche.

En effet, plus d’une centaine de partisans montréalais auront franchi les montagnes du Vermont et du New Hampshire afin de venir assister à ce match ultime.

On peut donc s’attendre à ce que, dans un stade aussi vaste et possiblement aussi vide, ils se fassent entendre haut et fort.

Revolution : Friedel a fait du bon travail

Le Revolution connaît peut-être une fin de saison décevante, mais Evan Bush estime que l’équipe a pris du mieux cette année.

«Brad Friedel a fait un bon travail en ajoutant de nouveaux éléments pour changer la culture.

Il a fait ce qu’il faut pour qu’ils aient envie d’être compétitifs et on va le voir. Ils ont eu un très mauvais match dimanche dernier, et je m’attends à ce qu’ils poussent fort pour faire oublier cette rencontre.»