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Impact

Impact: venir à bout du Gillette Stadium

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Le Gillette Stadium vient au 16e rang dans la Major League Soccer au chapitre des foules avec une assistance moyenne de 17 692 spectateurs. C’est seulement 1200 de moins que l’Impact, qui est 14e, mais c’est énorme.

Bon, déjà il faut admettre que les chiffres semblent parfois gonflés, surtout en début et en fin de saison, où le stade se transforme en caverne venteuse, froide et humide.

Pas facile de l’emporter dans un endroit aussi inhospitalier perdu au milieu de nulle part.

C’est ainsi que lors de son dernier passage à Foxboro, l’Impact a subi un cinglant revers de 4 à 0. Ignacio Piatti n’était pas de l’alignement et Saphir Taïder avait reçu un carton rouge avant la fin du premier quart d’heure. Rien ne jouait en faveur de l’équipe.

Matchs importants

L’Impact n’a donc pas remporté la victoire au Gillette Stadium depuis le 17 octobre 2015, mais la différence, c’est que c’était un match particulièrement important, comme le souligne Evan Bush.

«Les matchs qu’on a perdus là-bas ont typiquement été disputés en début de saison. Quand les foules ne sont pas bonnes, tu n’as pas l’impression que le match est aussi important, même si on veut toujours dire que tous les matchs sont importants. Mais les matchs où nous avons été bons ont été des parties importantes. La dernière fois, on s’est assuré d’une place en séries, là-bas. »

L’équipe peut donc aborder la rencontre de dimanche avec une certaine sérénité.

«Nous savons que nous pouvons nous présenter là et obtenir un résultat même si c’est un environnement difficile.»

Pas de fébrilité

C’est justement ce que souligne l'entraîneur Rémi Garde, qui voit devant lui une équipe calme, déterminée et juste assez confiante.

«Je ne sens pas de fébrilité et pas de surconfiance non plus. Je pense qu’on est dans la lignée de ce qu’on a fait ces derniers temps. Je les sens déterminés à tout donner jusqu’au bout afin de ne pas avoir de regrets.»

N’empêche, l’entraîneur-chef ne détesterait pas jouer ce match dans un endroit où il y aurait un peu plus d’ambiance.

«Il n’y aura pas de foule en délire pour nous piquer un peu ou pour nous soutenir, même si j’ai vu qu’il y avait une bonne centaine de partisans de Montréal qui vont faire la route, et ça, c’est toujours agréable et important pour les joueurs.

En dépit du nombre de spectateurs, on a un match très important avec au bout une victoire indispensable. »

La chute

Il est assez fascinant de constater qu’il y a six mois, le Revolution avait piétiné l’Impact, et qu’aujourd’hui, il est éliminé des séries depuis le début du mois.

«Les deux équipes sont différentes sur le plan de l’effectif, mais aussi en ce qui a trait à la forme dans laquelle elles sont», a relevé Evan Bush.

«Ils sont hors des séries, alors qu’il y a six mois, ils volaient et étaient dans le top 3 dans l’Est.»

Selon lui, la chute de la Nouvelle-Angleterre s’est amorcée au cours de l’été.

«Ils ont mentionné le match contre le Galaxy, où ils ont accordé deux buts tardifs. Je crois qu’ils ne s’en sont jamais vraiment remis.»

Il a raison puisque le 14 juillet, ils menaient 2 à 1 devant plus de 36500 spectateurs au Gillette Stadium quand le Galaxy a marqué deux buts en une minute dans les arrêts de jeu, pour se sauver avec une victoire de 3 à 2. Depuis cette rencontre, les Revs affichent un piètre dossier de 2-9-4.