Dave Morissette en Direct

Eugenie Bouchard à Montréal pour rendre visite aux enfants

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Eugenie Bouchard est de retour au Québec. La joueuse de tennis est ainsi rentrée au bercail, après avoir atteint les demi-finales du tournoi du Luxembourg, lors de la dernière semaine. Et l’un de ses premiers points à son agenda était de se rendre à l’Hôpital de Montréal pour enfants.

L’athlète de 24 ans n’en est pas à sa première visite et essaie de prendre le plus possible de son temps pour tenter d’égayer les journées de ceux qui n’ont pas autant de chance qu’elle.

«Je viens de (terminer) mon dernier tournoi au Luxembourg et je visite toujours ma famille lors de la saison morte, a tout d’abord indiqué Bouchard lors de l’émission Dave Morissette en direct, vendredi, sur les ondes de TVA Sports. J’essaie aussi de prendre du temps pour faire d’autres choses que j’aime. Comme ici à l’Hôpital pour les enfants à Montréal, c’est où je venais lorsque j’avais des petites blessures étant enfant. Si je peux redonner en prenant du temps pour les visiter, j’adore faire ça.

«J’ai été très chanceuse dans ma vie et les quelques fois que j’ai dû aller à l’hôpital, ce n’était que pour des petites choses. C’est pour cette raison que j’aime redonner si je peux et de rencontrer ceux qui ont été un peu moins chanceux. Et on peut avoir du plaisir et sourire ensemble.»

Non seulement la Québécoise rend visite aux enfants, mais elle a également fait un don en argent à l’Hôpital pour enfants de Montréal.

«Je me sens chanceuse, s’est livrée Bouchard. J’ai donc une opportunité pour faire sourire quelques enfants. C’est pour eux, mais c’est aussi pour moi. Ça me fait plaisir. Si un enfant est excité de me voir, pour moi, c’est un honneur. Si je peux être un modèle pour eux...

«[..] Pour moi, c’est très spécial d’être ici, de passer du temps avec les enfants. Je ne veux qu’être leur amie, quelqu’un de normal qui s’assoit avec eux, qui parle de leur vie, de ma vie. On est tous des humains.»

Une vie sociale hors de l’ordinaire

La vie d’athlète professionnel n’est pas de tout repos et est surtout hors-norme. Une vie sociale réduite, des événements ratés, tout ça fait partie du quotidien de Bouchard, qui a quitté la maison à 12 ans pour s’entraîner en Floride.

Toutefois, il n’y a aucun regret.

«J’ai eu une enfance, oui, mais pas complètement normale, a confié Bouchard. J’ai dû faire des sacrifices pour devenir une joueuse de tennis. J’ai manqué plusieurs anniversaires de mes ami(e)s, des choses de famille, en raison de l’entraînement et des voyages.

«Des fois, je vois mes ami(e)s aller à l’université et je pense à mon enfance et à toutes les choses que j’ai manquées. À la fin de la journée, non (je n’ai pas de regrets), parce que ce que je fais est très spécial et c’était très difficile d’accomplir ce que j’ai fait. Je devais faire ces sacrifices. Pour moi, ça valait la peine à 100 %.

«[...]J’aurais aimé être plus avec ma famille et faire les activités amusantes qu’on fait quand on est des enfants.»

De plus, il est plutôt contre-intuitif pour la joueuse de tennis de se faire des amies sur le circuit de la WTA.

«C’est difficile pour moi (de me faire des amies sur le circuit). Je les vois comme l’ennemi. Je suis une personne très compétitive et je veux gagner. Je ne veux pas jouer contre une amie. Je suis amie avec quelques filles, les Canadiennes, les Américaines, mais pas trop. Je garde une distance.»

Des bons et moins bons moments sur le terrain

La Québécoise a connu une saison 2018 en montagnes russes, connaissant des bons et des moins bons moments. Bouchard a atteint le carré d’as du tournoi de Gstaad, en Suisse, et du Luxembourg. Elle a aussi atteint le deuxième tour de Wimbledon et des Internationaux des États-Unis après avoir pris part aux qualifications.

Cependant, elle a été défaite à neuf reprises à son premier match d’un tournoi (Hobart, Indian Wells, Charleston, Roland-Garros, Contrexeville, Montréal, Chicago, Hiroshima et Tachkent). Elle a presque glissé à l’extérieur du top 200 mondial à la mi-saison, mais s’est ressaisie et pointe actuellement au 88e échelon du classement de la WTA. Elle avait amorcé l’année au 83e rang.

De plus, la Québécoise a connu quelques petits ennuis physiques, comme la plupart des autres joueurs et joueuses de tennis, au cours de la saison.

 «J’ai une blessure à un orteil depuis quelques mois et j’ai maintenant le temps de le reposer, a souligné la Québécoise, qui portait une botte protectrice au pied droit. C’est mieux de ne pas marcher dessus pour une semaine ou deux.»

Elle aura maintenant quelques semaines de repos avant que la saison 2019 ne commence. Du repos physique, mais également psychologique.

À voir le reportage intégral dans la vidéo ci-dessus.