Impact

Impact: la disette dure depuis trois ans

Publié | Mis à jour

Le Gillette Stadium n’est certainement pas l’endroit rêvé pour disputer son tout dernier match de la saison, une rencontre où tout est dans la balance.

Le match Impact - Revolution sera présenté sur nos ondes dimanche dès 16h30.

Mais c’est la réalité à laquelle doit faire face l’Impact de Montréal, qui prendra samedi après-midi le chemin du Massachusetts, où il aura rendez-vous avec son destin le lendemain à l’orée des forêts denses au sud de Boston.

Parce que, oui, Foxboro se situe un peu au milieu de nulle part entre Boston et Providence, au Rhode Island, endroit oublié où se rassemblent les amateurs de sports le temps de quelques heures.

Pas si mal

Pour ce match ultime, plus d’une centaine de partisans montréalais auront fait les quelque six heures de route qui séparent la métropole du domicile du Revolution. Ou plutôt de l’édifice qu’il squatte et qui est davantage la résidence de Tom Brady et de ses Patriots de la NFL.

On a beau se dire que le Gillette Stadium, avec son gazon synthétique de qualité douteuse, n’est pas le lieu idéal pour une rencontre d’une telle importance, l’Impact ne s’y trouve pas si malheureux que ça.

C’est en fait un des édifices où il semble le plus à l’aise quand vient le temps de jouer loin du stade Saputo.

Le Bleu-Blanc-Noir y présente en effet une fiche de 3-4-1 depuis qu’il a intégré la Major League Soccer (MLS), en 2012.

Le seul hic, c’est que sa dernière victoire en Nouvelle-Angleterre remonte à plus de trois ans, soit le 17 octobre 2015. Cette journée-là, Ignacio Piatti avait marqué le seul but de l’équipe et Evan Bush avait récolté le jeu blanc.

Depuis, l’Impact y a subi trois revers pour un pointage combiné de 0-8 en faveur des Revs. Il y a donc plus de trois ans que les Montréalais n’ont pas marqué à Foxboro. Trois ans, c’est long en ta...

Coup pour coup

Cette saison, les deux équipes ont presque échangé coup pour coup. En tout début d’année, l’Impact s’est fait rosser 4-0 au domicile du Revolution.

Il faut cependant dire que Saphir Taïder avait reçu un carton rouge dès la 13e minute, ce qui avait grandement affecté l’allure de la rencontre.

Puis un mois plus tard, les deux équipes se sont retrouvées au stade Saputo. Les rôles ont été inversés et l’Impact l’avait emporté 4-2 dans un match où « Nacho Piatti » avait donné son spectacle, récoltant un but et trois passes.

Si la tendance se maintient dimanche, il serait fort surprenant qu’on assiste à un verdict nul de 0-0. Par contre, la brigade défensive montréalaise est nettement meilleure aujourd’hui qu’elle ne l’était à cette époque.

Les deux formations ont aussi des trajectoires différentes, l’une terminant la saison en force pendant que l’autre s’est lentement dégonflée. Pendant que l’Impact présente une fiche de 5-2-3 à ses 10 derniers matchs, le Revolution a un dossier de 2-5-3.

L’aide du destin

Pour que l’Impact prolonge sa saison au-delà de dimanche soir, il va devoir l’emporter contre le Revolution en plus d’avoir besoin d’une défaite ou d’un verdict nul du Crew de Columbus contre le Minnesota United FC au MAPFRE Stadium de Columbus.

La mission du destin n’est pas mince puisque d’un côté, le Crew est solide à domicile et de l’autre, le Minnesota est pitoyable à l’étranger.

Pas génial sans Mensah

S’il y a une lueur d’espoir pour l’Impact, c’est que le défenseur Jonathan Mensah du Crew ne sera pas du match puisqu’il sera suspendu pour accumulation de cartons. On peut dire que le Ghanéen est le génie de la défense de l’Ohio, l’équipe n’ayant remporté aucun des six matchs (0-2-4) qu’il n’a pas joués cette saison.

Les blessures: ouch!

Le Minnesota n’est pas épargné par les blessures. Des éléments importants comme les milieux Sam Cronin, Kevin Molino et Ethan Finlay, un ancien du Crew, sont tous sur la touche. Mais plus important encore, le gardien Bobby Shuttleworth ne sera pas en uniforme en raison d’une blessure au dos. C’est Matt Lampson, un autre ancien du Crew incidemment, qui prendra la relève. Lampson est plutôt ordinaire avec sa moyenne de buts alloués de 2,13 et son pourcentage d’arrêt qui se situe à 58,3 %. C’est lui qui était dans la cage pour les deux derniers matchs de l’équipe, des défaites de 2-0 et de 3-1.

Minnesota voit rouge

Comme si les blessures ne suffisaient pas, le Minnesota est aussi affecté par les suspensions. Les milieux de terrain Harrison Heath et Alexi Gomez seront tous deux dans les gradins. Dans le cas de Heath, il s’agit d’un joueur de profondeur, mais Gomez a tout de même disputé 18 matchs et agi comme milieu défensif, ce qui n’est pas pour aider le Minnesota.