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Alouettes

Cinq idées pour relancer les Alouettes

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Les Alouettes de Montréal connaissent une autre saison de misère et rien ne semble fonctionner depuis quelques années, comme le démontre leur fiche de 19-51 lors des trois dernières saisons.

Voici cinq pistes de solution pour relancer l’organisation des Moineaux:

Favoriser le talent local

Peu importe les résultats sur le terrain, les partisans montréalais seraient probablement moins enclins à quitter le Stade Percival-Molson s’ils avaient un attachement avec les joueurs qui évoluent devant eux. En 2018, seulement sept footballeurs issus d’un programme scolaire de la Belle Province font partie de la formation des Alouettes.

À titre comparatif, le Rouge et Noir d’Ottawa en a 10, tandis que les Lions de la Colombie-Britannique et les Roughriders de la Saskatchewan en ont autant que le club montréalais. Un effort pour fournir du talent local semble important pour une organisation qui évolue dans un marché particulier comme celui du Québec.

Arrêter d’échanger les vétérans

Lors des dernières saisons, le directeur général Kavis Reed a envoyé sous d’autres cieux Patrick Lavoie, Chris Ackie, Philip Blake, Tyrell Sutton, Jamaal Westerman, Chris Williams et S.J. Green, entre autres. Beaucoup de ces joueurs connaissent du succès avec leur nouvelle formation et étaient appréciés des partisans.

Il est normal de faire des transactions dans le monde du sport professionnel, mais il faut également savoir qui constitue des éléments-clés sur le terrain et dans un vestiaire.

Garder la même philosophie

En obtenant les services du quart-arrière Johnny Manziel, Reed a envoyé deux choix de premier tour (en plus de Westerman et de Williams) aux Tiger-Cats de Hamilton. Il a ensuite indiqué que la perte de choix de repêchage n’était pas si grave, considérant que ces sélections n’étaient pas nécessaires pour bâtir une bonne équipe de football.

Quelques semaines plus tard, Reed se déclaré sensiblement le contraire en commentant l’acquisition d’un choix de deuxième tour dans la transaction envoyant Lavoie aux Roughriders. Si l’état-major se contredit ainsi, il a fort à parier que les partisans de football n’embarqueront pas dans ses projets.

Embaucher du personnel qui connaît le football canadien

Si Mike Sherman n’a pas connu de succès comme entraîneur-chef des Alouettes à sa première saison, c’est peut-être parce que le football canadien est complexe et bien différent du football américain. Le pilote de 63 ans est débarqué avec une très grande expérience, notamment comme entraîneur des Packers de Green Bay, mais il n’avait pas la moindre idée des subtilités de la Ligue canadienne et cette méconnaissance a eu un impact sur les performances de l’équipe en 2018.

Il faudrait donc que les Alouettes embauchent un entraîneur-chef compétent dans le football canadien ou mettre la main sur de meilleurs adjoints pour pallier les lacunes de Sherman.

Congédier Kavis Reed

Pour l’ensemble des éléments précédents, un constat s’impose : Reed ne fait pas le travail. Sous son règne, les Alouettes ont une fiche de 6-28 et la lumière au bout du tunnel semble encore bien loin. Reed a affirmé à plusieurs reprises avoir un plan de reconstruction. Ses nombreuses décisions n’ont pas relevé la barre de l’équipe et une saison de plus à la barre des Oiseaux pourrait faire encore plus de dégâts.