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Crédit : AFP

F1

Verstappen en met plein la vue

Verstappen en met plein la vue

Christian Tortora

Publié 21 octobre 2018
Mis à jour 21 octobre 2018

Tous les amateurs de sport automobile espéraient peut-être un cinquième titre mondial pour Lewis Hamilton. Eh non! Il faudra remettre ça au Mexique.

Le Grand Prix des États-Unis a quand même donné droit à une course intéressante.

Le circuit commence avec une montée. Puis, il y a un grand virage où il s’est toujours passé des choses inimaginables et où on se retrouve à quatre d’affilée. Donc là, on est côte à côte avec Lewis Hamilton, puis Kimi Raikkonen. Raikkonen vire très, très serré et prend la tête du Grand Prix, qu’il ne lâchera pas jusqu’à la fin.

Quoi qu’il en soit, l’homme de la journée, pour moi, ça reste Max Verstappen. Pourquoi? Parce que Verstappen, il est parti quasiment en fond de grille. À un certain moment au 54e tour, l'écart entre Raikkonen et Verstappen était de 1,2 seconde, et il était de 0,5 seconde entre Verstappen et Hamilton. C’était à couteaux tirés, sans arrêt.

On peut dire que Hamilton en ressort quand même assez satisfait. Il a encore 70 points d’avance sur Vettel, donc il n'y a pas le feu à la maison. Mais il va falloir quand même se méfier lors du prochain Grand Prix, où Verstappen dit être capable de gagner.

Verstappen, le grand détracteur du moteur Renault, on va lui expliquer quand même à la fin de l’année comment il a eu toutes ces victoires et ces deuxièmes places : ce n'était pas avec autre chose qu’un moteur Renault. Mais ça, c'est la longue histoire... 

L'erreur d'Hamilton

Hamilton s'est tiré dans le pied avec sa stratégie d'arrêt aux puits. Lorsque la voiture de sécurité était sur la piste en raison de l'abandon de Daniel Ricciardo, le Britannique a préféré rentrer, mais c'était très tôt dans la course. Résultat : vers la fin, il n'avait quasiment pas de pneus et il a été obligé de s'arrêter une deuxième fois. 

La suite, elle a été limpide. Hamilton a remonté et remonté, mais quand même, c’était impossible de venir chatouiller Raikkonen. J’avoue que j’étais très heureux pour cet homme, qui le mérite amplement. Et rappelez-vous, l’année prochaine, il sera dans une toute petite écurie qui s’appelle Sauber.