FOR-SPO-MOT-F1-GRAND-PRIX-OF-USA---PRACTICE

Crédit : AFP

F1

Lance Stroll s'attire les foudres de Fernando Alonso

Publié | Mis à jour

Un autre Grand Prix à oublier pour Lance Stroll, classé 16e et bon dernier parmi les pilotes qui ont réussi à rallier l’arrivée dimanche au circuit des Amériques à Austin.

Le pilote québécois avait pourtant profité de pénalités imposées à trois pilotes (Max Verstappen, Brendon Hartley et Pierre Gasly) pour se hisser au 15e rang sur la grille de départ, lui qui n’avait réalisé que le 18e chrono le plus rapide en qualification.

Mais ce fut son seul moment de réjouissance. Impliqué dans un accrochage avec le vétéran Fernando Alonso au troisième virage, il a été forcé de s’arrêter pour réparer les dégâts dès la fin de ce premier tour mouvementé.

Son geste n’a pas échappé au regard des commissaires qui l’ont jugé responsable de l’accident. Son comportement lui a valu d’effectuer un passage obligatoire dans les puits par la suite.

Un autre rôle de figuration

Le reste aura été pour lui une autre procession, un rôle de figuration dont il est maintenant habitué à bord de sa Williams. Il terminera son parcours à deux tours du vainqueur, Kimi Räikkönen.

Comme la veille, il a vu son coéquipier Sergei Sirotkin, classé à la 15e position, le devancer au tableau final de la journée.

«Une course de... merde, a-t-il raconté dans sa courte entrevue au Journal de Montréal. Je me suis accroché avec Fernando et puis, c’en était fait. J’ai voulu profiter d’une petite ouverture, mais je pense qu’il ne m’a pas vu. C’est le genre d’incident qui peut survenir dans un premier tour où on veut tous gagner des positions.»

On a vu Stroll, les deux roues de droite sur les vibreurs, se rabattre sur son rival qui avait un autre pilote à ses trousses sur sa gauche. À trois voitures de large, ça ne passait tout simplement pas dans cette portion rapide des «Esses».

Des... amateurs

Encore plus malchanceux, Alonso, lui, a été contraint à l’abandon après avoir constaté les importants dommages à sa McLaren.

Quand l’accident est survenu, l’Espagnol n’a pas mâché ses mots envers certains adversaires, dont Stroll.

«C’est impossible d’affronter de tels pilotes sur la piste, a-t-il insinué sur les ondes radio. On ne devrait jamais leur permettre d’effectuer de tels départs et de provoquer des accidents dès les premiers instants d’une course.»

Alonso s’était élancé de la 13e place (juste devant le jeune Québécois) quand l’épreuve a été lancée.

«C’est quand on prend le départ en milieu de peloton qu’on constate à quel point le niveau est bas, a-t-il renchéri à sa sortie de voiture. On a l’impression d’affronter des... amateurs. Faudra-t-il un gros accident pour que la Fédération internationale de l’automobile [FIA] puisse enfin agir?»

«Ce genre de situation ne se produit qu’en F1 et ça doit cesser, sinon on devrait peut-être penser installer des pare-chocs aux monoplaces comme on en voit dans les karts de location.»

Mis au parfum de ces propos très durs, Stroll n’a pas cherché à répliquer. Du moins pas pour l’instant.

«J’émettrai des commentaires sur la question quand j’aurai visionné les images un peu plus tard», a-t-il conclu.