Les Partants

Rémi Garde : «une première année très positive»

Publié | Mis à jour

L’Impact de Montréal est en eaux troubles. Il ne contrôle plus sa destinée. Deux équipes pourraient décider de son sort en fin de semaine.

Oui, l’Impact affronte le Toronto FC dimanche. Mais si D.C.United défait le New York City FC et que le Crew vient à bout du Orlando City SC, les carottes seront cuites pour le Bleu-Blanc-Noir.

Selon l’entraîneur-chef Rémi Garde, les joueurs vont uniquement se concentrer sur leur match face aux Torontois.

«Bien-sûr qu’on s’informera à la mi-temps (des autres matchs), mais pas minute par minute, a-t-il prévenu lors d’un entretien à l’émission «Les Partants», à TVA Sports, vendredi.

«J’ai déjà connu des situations comme celles-là. Il faut faire ce qu’on a à faire de notre côté.»

Il restera ensuite un seul match à l’Impact, chez le Revolution de la Nouvelle-Angleterre. Peu importe le dénouement, Garde est satisfait de ce qu’il a accompli jusqu’ici.

«J’ai vécu cette première année avec beaucoup d’enthousiasme et de plaisir. Avec les mêmes sentiments que lorsque j’ai quitté le Vieux-Continent.»

«C’était une première année très positive malgré les obstacles.»

Adaptation au style nord-américain

Le saut en Amérique du Nord s’est fait en douceur pour Garde et son épouse. Eh oui, il y a des contrastes avec l’Europe en ce qui a trait au talent et l’engouement.

Mais la plus grande différence se situe par rapport aux partisans.

«Il y a cinq ou six ans en France, il y avait un énorme fossé qui s’est creusé entre les joueurs et les supporters, donc avec les médias.

«En France, on ne peut amener nos partisans sur la route. La directive administrative a décidé qu’ils ne peuvent plus voyager avec l’équipe pour éviter des problèmes.»

Pendant ce temps, les «Ultras» et leurs adeptes se déplacent en grand nombre pour encourager l’équipe à l’étranger.

«Ça me peine de voir ça en France, voire en Europe, tous ces problèmes de "supporters". C’est pour ça qu’en arrivant ici, j’ai vite compris que je dois me débarrasser de mes vieux réflexes, car je ne voulais pas contribuer à ça ici», a-t-il laissé tomber.

Gagner : l’objectif

Garde, qui dit aimer visiter la ville et ses attractions lorsque le temps lui permet, a toutefois rappelé qu’il a un mandat à remplir et que c’est là sa priorité.

«Je ne suis pas venu ici pour faire le touriste, a-t il laissé savoir. Mon objectif numéro un, c’est que l’équipe soit performante.»

Même si l’Impact risque d’être éliminé dimanche, Garde se dit satisfait du groupe qu’il dirige.

Entre l’effectif que j’ai récupéré ici et celui dont on parle maintenant, il y a énormément de changement, note-t-il.

«On sait ce qu’on veut faire. On se connait mieux. On est plus concentré et plus difficile à battre. C’est quelque chose qui me plait.»

Lorsque l’équipe piquait du nez en juin dernier, les joueurs ont tenu une rencontre afin de se sortir de la misère. C’est Garde qui a suggéré aux joueurs de se parler derrière les portes closes.

«Moi je suis là pour faire le chef d’orchestre. Les musiciens doivent se parler et s’entendre», a-t-il imagé.

«Il y a des moments dans la saison où il est important que le groupe ait ce genre de réunion collective. Tant mieux s’ils ont apprécié, je ne suis pas surpris.»

Ci-dessus, écoutez l’entrevue complète de Rémi Garde à l’émission «Les Partants»