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Alouettes

Mike Sherman veut conclure avec un bon goût dans la bouche

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À l’approche du match de ce samedi contre les Argonauts à Toronto, l’entraîneur-chef des Alouettes de Montréal Mike Sherman a bien voulu se replonger dans quelques souvenirs remontant à 2005, lors de sa dernière saison à la barre des Packers de Green Bay.

«Il y a beaucoup de similitudes entre les deux, a reconnu Sherman, comparant cette saison-là avec la présente campagne des Alouettes. Avec les Packers, on avait battu Detroit et Seattle dans les quatre derniers matchs de la saison. Et c’était bien de gagner ces parties.»

Comme les Alouettes, les Packers étaient également assurés de rater les éliminatoires avec plusieurs rencontres à jouer, cette saison-là. Affecté par de nombreuses blessures, le club de Green Bay avait conclu avec un dossier de 4-12, une fiche que pourraient justement présenter provisoirement les Alouettes advenant une victoire contre les Argonauts.

«Le rôle d’un entraîneur-chef est de bâtir une fondation solide et une culture gagnante, a indiqué Sherman, à propos de ses états d’âme lors d’une saison perdante. De remporter des matchs demeure important, même si ton équipe est exclue des éliminatoires. Si tu gagnes tes trois dernières parties ou si tu en gagnes deux sur trois, tu conserves un meilleur goût dans la bouche à la fin de la campagne et durant la saison morte.»

Un congédiement difficile

À propos de l’affreuse saison des Packers, Sherman n’avait toutefois pu conserver un bon goût dans la bouche bien longtemps puisqu’il fut congédié le 2 janvier 2006, au lendemain de la victoire de 23-17 contre les Seahawks qui concluait la saison devant près de 70 000 partisans au Lambeau Field.

«Ce n’est pas quelque chose de facile à faire, avait alors prononcé le directeur général des Packers Ted Thompson, en conférence de presse. Mike Sherman est un homme bon.»

Quelques mois plus tôt, Thompson avait lui-même accordé une prolongation de contrat de deux ans à son entraîneur. Sherman, qui dirigeait les Packers depuis 2000, s’était montré autant surpris que déçu par son licenciement. Cette lourde épreuve vient sans doute expliquer, en partie, sa façon de penser après toutes ces années.

«Comme entraîneur, tu ne veux pas être trop heureux quand tu gagnes et trop triste quand tu perds, a-t-il plaidé, en se rapportant à la présente saison des Alouettes. Je suis déçu, mais je ne suis pas découragé présentement. Nous avons de bons gars dans cette formation, nous avons construit cette équipe et je me sens bien avec la direction vers laquelle on s’en va. En autant qu’on gagne plus de matchs, particulièrement à la maison pour nos partisans. Mais ça, on va s’en charger l’an prochain.»

À la lueur de ces propos, Sherman s’attend définitivement à revenir avec les Alouettes en 2019. D’où l’importance d’obtenir quelques victoires d’ici la fin de la saison pour conclure avec un bon goût dans la bouche...


• Après ce match à Toronto, les Alouettes affronteront à nouveau les Argonauts, le 28 octobre à Montréal, avant de terminer la saison le 3 novembre, à Hamilton, face aux Tiger-Cats.