Alouettes

Les 10 pires décisions de Kavis Reed

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Depuis son embauche comme directeur général des Alouettes, Kavis Reed a pris plusieurs décisions qui lui ont valu des critiques virulentes. Plusieurs observateurs ont des doutes quant à sa capacité de mener la formation montréalaise aux grands honneurs dans les prochaines années.

On a répertorié les 10 pires décisions de Reed depuis son entrée en fonction. Celles-ci expliquent en partie les déboires des Alouettes au cours des deux dernières saisons.

1. Échange de S.J. Green aux Argonauts de Toronto (20 avril 2017)

Au moment de cette transaction, Green était l’un des leaders des Alouettes, l’un des visages de cette concession. Certes, il avait connu quelques saisons difficiles, mais les Alouettes n’avaient pas été en mesure de dénicher un quart de qualité après le départ d’Anthony Calvillo. Green était un homme respecté dans le vestiaire. C’est à compter de cette journée que les Alouettes ont amorcé une descente aux enfers qui semble loin d’être terminée.

2. L’acquisition d’Ernest Jackson (16 février 2017)

Lors de l’ouverture du marché des joueurs autonomes, en 2017, Jackson était l’un des joueurs les plus convoités en raison de ses succès et de sa conquête de la coupe Grey avec le Rouge et Noir d’Ottawa. Il a paraphé une entente lucrative pour se joindre aux Alouettes, mais il n’a été que l’ombre du joueur qu’il avait été dans la capitale fédérale. En plus de ne pas avoir de bonnes statistiques, Jackson n’a pas toujours déployé un effort constant lors des matchs. On l’a souvent vu abandonner sur des passes lancées dans sa direction.

3. L’échec Darian Durant (13 janvier 2017)

Depuis le départ d’Anthony Calvillo, on ne compte plus le nombre de quarts qui sont passés chez les Alouettes. Moins d’un mois après son embauche, Kavis Reed a fait l’acquisition de Darian Durant des Roughriders de la Saskatchewan. Toutefois, on a rapidement constaté que les meilleures saisons du vétéran étaient derrière lui. Certes, il a connu quelques bons matchs, mais il a manqué de constance à plusieurs occasions. En raison de cette mauvaise décision, on a revu le jeu de la chaise musicale cette année.

4. La libération de Bear Woods (29 mai 2017)

On s’en souvient comme si c’était hier. Ce mouvement de personnel s’est déroulé tôt le matin du deuxième jour du camp d’entraînement, à Lennoxville. Cette décision de Reed avait soulevé l’ire de son entraîneur Jacques Chapdelaine. Et on pouvait le comprendre. Son directeur général venait de se débarrasser du joueur qui avait été finaliste pour le titre de joueur défensif par excellence de la LCF la saison précédente. Les Alouettes venaient de perdre un de leurs leaders et un grand frère pour les jeunes de l’équipe. Quelques mois plus tard, Woods remportait la coupe Grey avec les Argonauts de Toronto.

5. Les congédiements de Jacques Chapdelaine et de Noel Thorpe (13 septembre 2017)

Dans le sport professionnel, le congédiement d’un entraîneur est monnaie courante. Ceux de Chapdelaine et de Thorpe étaient prévisibles, alors que les Alouettes présentaient une fiche de 3-8. Par contre, il y a des déclarations qui peuvent laisser des traces. Reed avait déclaré que la brigade défensive était «ordinaire» sous les ordres de Thorpe. Résultats des courses ? Les Alouettes n’ont pas gagné un seul match par la suite tout en accordant au moins 29 points par rencontre. Reed avait raté une belle occasion de se taire.

6. L’acquisition de Johnny Manziel

Il est encore tôt pour dire que la transaction qui a amené Johnny Manziel à Montréal est un fiasco. Toutefois, « Johnny Football » n’a pas encore fait gagner les Alouettes en cinq départs (0-5), et son attitude laisse parfois à désirer. On l’a vu sourire à plusieurs reprises après des défaites. Est-ce qu’il a vraiment cette équipe à cœur ? On est sceptiques. De plus, il ne faut pas oublier le prix que Reed a payé pour ses services : Jamaal Westerman, Chris Williams et deux choix de premier tour. Les Alouettes ont aussi reçu Tony Washington et Landon Rice. Le premier a rendu de bons services, alors que le deuxième a été libéré pour des raisons financières.

7. L’échange de Tyrell Sutton

L’émergence de William Standback a donné les arguments nécessaires à Reed pour échanger Sutton. Le porteur de ballon était l’un des joueurs les plus intenses des Alouettes malgré les déboires des dernières années. Ce vétéran aimait Montréal et il était l’un des seuls joueurs à y habiter à longueur d’année. Dans le vestiaire, c’était un des leaders qui voulaient gagner chaque rencontre, et une équipe a besoin de joueurs comme lui pour remporter les grands honneurs.

8. La ligne «inoffensive»

Depuis son entrée en poste, Reed a tenté de renflouer la ligne offensive, mais sans succès. L’an dernier, il a embauché deux Américains, mais le ratio en a souffert à d’autres positions. Cette saison, il a encore brassé les cartes avec des résultats catastrophiques. À ce jour, les Alouettes ont alloué 59 sacs, et c’est de loin la pire équipe de la LCF à ce chapitre. Si on veut que les quarts arrêtent de courir pour leur survie et qu’ils puissent compléter des passes sur une base régulière, Reed devra à nouveau faire du ménage à cette position en prévision de la saison 2019.

9. La vente de feu de 2018

Dans la LCF, il est rare d’assister à une vente de feu comme celle du 10 octobre dernier chez les Alouettes. En échangeant Philip Blake, Patrick Lavoie et Chris Ackie, Reed a récupéré les nombreux choix de repêchage qu’il avait échangés dans les derniers mois. Même s’il dit qu’il pourra ramener ces joueurs via l’autonomie, il serait surprenant que ça arrive. C’est beau de vouloir rajeunir l’équipe, mais les Alouettes auront besoin de bons vétérans pour encadrer les jeunes joueurs, même si ceux-ci sont très talentueux.

10. Le mystère Tyler Johnstone

Les Alouettes ont coupé l’herbe sous le pied de plusieurs équipes en sélectionnant le joueur de ligne Tyler Johnstone lors du repêchage supplémentaire de la LCF. Cependant, Kavis Reed a dû sacrifier un choix de premier tour pour s’assurer de ses services. Encore une fois, le directeur général a joué de malchance, alors que Johnstone s’est blessé au genou dès son premier match avec la formation montréalaise. Il a subi une intervention chirurgicale et sa saison 2018 était déjà terminée. On ne peut pas dire que ce fut une bonne décision de Reed.