Canadiens de Montréal

Cinq joueurs sous-estimés dans l’histoire des Canadiens

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Voici une liste de cinq joueurs qui n’obtiennent pas la reconnaissance méritée à la suite d’une formidable carrière dans l’uniforme des Canadiens de Montréal. Pour établir ce palmarès, les 17 joueurs ayant été honorés par le retrait de leur numéro ont été automatiquement exclus.

#1 – Jacques Lemaire
Le nom de Jacques Lemaire vient rapidement à l’esprit lorsqu’on cherche à identifier un joueur qui mériterait de voir son chandail être retiré par l’organisation. Le numéro 25 des Canadiens était particulièrement efficace lors des séries, lui qui a récolté 139 points, dont 61 buts, en 145 matchs éliminatoires. Il a surtout remporté huit fois la Coupe Stanley en 12 ans! Auteur de 835 points en 853 parties de saison régulière, l’apport de Lemaire est définitivement sous-estimé.

En 1972-1973, il avait terminé, avec 95 points, au premier rang des marqueurs du Tricolore, devant Frank Mahovlich et Yvan Cournoyer. Les nostalgiques se souviendront par ailleurs qu’il a évolué pendant quelques saisons au centre du premier trio du CH, aux côtés de Guy Lafleur et Steve Shutt, obtenant un sommet de 97 points lors de la campagne 1977-1978.

#2 – Jacques Laperrière
Au cours de sa carrière avec les Canadiens, le défenseur Jacques Laperrière a présenté un différentiel de +256. Pas mal. Il avait notamment dominé la Ligue nationale de hockey à ce chapitre (avec +77) lors de la saison 1972-1973, terminant alors devant ses coéquipiers Serge Savard et Jacques Lemaire, dans l’ordre.

On oublie parfois que «Lappy» a remporté le trophée Calder, remis à la recrue de l’année, en 1964 et mis la main sur le trophée Norris, à titre de meilleur défenseur, en 1966. Il a aussi remporté cinq fois la Coupe Stanley.

#3 – Claude Provost
L’attaquant Claude Provost a joué un total de 1005 matchs de saison régulière avec le Bleu-blanc-rouge. C’est dire à quel point Provost effectuait du bon travail dans le rôle qu’il occupait. S’il n’a jamais été un candidat sérieux pour l’obtention du trophée Hart, le Québécois a été le premier récipiendaire du trophée Bill-Masterton, en 1968, pour souligner ses qualités de persévérance et d’esprit d’équipe.

Provost a remporté la Coupe Stanley à neuf reprises avec les Canadiens. Il est malheureusement décédé en avril 1984, à 51 ans, à la suite d’une crise cardiaque.

#4 – Petr Svoboda
Choix de première ronde du CH au repêchage de 1984 (à la suite d’un coup fumant du directeur général Serge Savard), le défenseur Petr Svoboda possédait un excellent coup de patin. Dans le hockey d’aujourd’hui, il aurait possiblement été une grande vedette. En un peu moins de huit saisons avec le club montréalais, Svoboda a cumulé un différentiel de +162.

Le Tchèque a contribué à la conquête de la Coupe Stanley en 1986 et s’il n’avait pas été échangé en retour de Kevin Haller, en mars 1992, le défenseur aurait certainement aidé le Tricolore à l’emporter en 1993.

#5 – Yvon Lambert
Ayant joué plus de 600 matchs avec les Canadiens en saison régulière, l’attaquant Yvon Lambert a notamment aidé le club montréalais à soulever la Coupe Stanley quatre fois en autant d’années (1976, 1977, 1978 et 1979).

Il complétait souvent un trio avec Mario Tremblay et Doug Risebrough. Lors de ces quatre conquêtes consécutives, Lambert avait fait sa part avec 28 points, dont 12 buts, en 57 rencontres éliminatoires. On raconte par ailleurs que l’attaquant était particulièrement apprécié par ses coéquipiers. Ça ne paraît pas dans les statistiques, mais ça compte...

Mention honorable à... Carey Price
Il va sans dire que la sélection de l’actuel gardien du CH ne fera pas l’unanimité dans ce palmarès des joueurs les plus sous-estimés. C’est quand même fou de constater à quel point Price compte son lot de dénigreurs malgré qu’il pourrait devenir un jour le gardien avec le plus grand nombre de victoires dans l’histoire du club.

En l’emportant face aux Blues de St. Louis mercredi, Price a obtenu son 288e gain dans l’uniforme montréalais. Il se retrouve ainsi à une seule victoire de Patrick Roy et à 26 du meneur, soit l’illustre Jacques Plante (314).