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Crédit : AFP

Baseball - MLB

Un petit guerrier et un grand joueur

Un petit guerrier et un grand joueur

Rodger Brulotte

Publié 10 octobre 2018
Mis à jour 10 octobre 2018

La première lettre de l’alphabet est le début de l’apprentissage dans la vie d’un jeune qui commence à lire et à écrire, car le tout s’amorce avec la lettre « a ». Le nom de famille de l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du baseball est celui qu’on retrouve en tête de liste dans l’encyclopédie du baseball : Hank Aaron.

Les présentes séries de baseball nous permettent encore une fois d’apprécier le talent d’un joueur dont la taille n’est pas trop valorisante, mais dont le talent est énorme. Il a connu quatre saisons d’affilée avec au moins 200 coups sûrs et six saisons consécutives avec au moins 30 buts volés. En 2014, il établit le record de la franchise des Astros pour le plus grand nombre de coups sûrs en une saison, soit 225.

Natif du Venezuela, il a remporté le championnat des frappeurs de la Ligue américaine lors des saisons 2014, 2016 et 2017. En 2017, le petit guerrier a été nommé le Joueur par excellence de la Ligue américaine. L’an dernier dans les séries d’après-saison, il a claqué sept coups de circuit, dont deux en série mondiale.

Cette année, il a claqué un coup de circuit lors de la victoire de son équipe en série de division. Il est au deuxième rang pour le plus grand nombre de coups de circuit réussi par un joueur des Astros lors des séries d’après-saison.

Malgré son petit gabarit, il mérite sans aucun doute le titre d’un grand joueur avec un « A » majuscule. Qui d’autre que Jose Altuve !

Les joueurs de soutien

Dans tous les sports, les équipes gagnantes ont leurs vedettes qui sont payées grassement et des joueurs de soutien. Chez les Astros, les vedettes sont Justin Verlander, José Altuve, Alex Bregman et Yuli Gurriel.

Le quatuor a accompli son travail. Mais la clé pour remporter la série se trouvait dans le rendement des joueurs de soutien.

Marwin Gonzales a obtenu sept coups sûrs et il a fait marquer cinq points, tandis que George Springer est en train d’établir de nouvelles marques dans l’histoire des matchs d’après-saison.

Cette saison, contre Cleveland, il a claqué trois coups de circuit, dont deux dans le dernier match. Dans ses neuf derniers matchs des séries, il a frappé huit coups de circuit rejoignant ainsi Reggie Jackson, Jim Thome et son ancien coéquipier, Carlos Beltran. Il détient le record de coups de circuit pour un joueur des Astros avec 10.

Dans la Ligue américaine, Brock Holt, un joueur de soutien avec les Red Sox, a été mis de côté lors des deux premiers matchs de la série contre les Yankees. Son gérant Alex Cora l’a inséré dans la formation partante du troisième match. Avant sa dernière présence au bâton, en neuvième manche, il avait frappé un simple, un double et un triple. Dans le rectangle des frappeurs, Brock s’est élancé sur un tir et il a frappé un circuit. Il est devenu le seul joueur de l’histoire du baseball majeur à réussir un carrousel dans les séries.

Preuve à l’appui de l’importance des joueurs de soutien.

Le prix Willie Mays, décerné au Joueur par excellence de la Série mondiale lors des trois saisons, a été remporté par des joueurs de soutien : Salvador Perez, des Royals de Kansas City, Ben Zobrist, des Cubs de Chicago et l’an dernier, George Springer, des Astros de Houston.

Adieu John Gibbons

Avec les nombreux jeunes joueurs qui se sont ajoutés à la formation des Jays en septembre, John Gibbons a trouvé le moyen de les faire jouer sans offusquer les vétérans comme Russel Martin, Kevin Pillar et Justin Smoak. De nombreuses fois, ils ont dû céder leur place à de jeunes prospects qui tentaient de prouver qu’ils pouvaient leur succéder.

Dans le trio des joueurs que je viens de mentionner, Justin Smoak est celui qui est le plus susceptible de perdre son poste. Cela aurait été très difficile pour l’organisation de voir leurs jeunes joueurs à l’œuvre l’an prochain, si jamais Gibbons n’avait pas annoncé son départ.

Analysons John Gibbons. Il a effectué un bon travail avec des équipes qui n’avaient aucune chance de gagner. Les deux saisons au cours desquelles il avait une redoutable formation il n’a pas été en mesure de les guider à la terre promise : la Série mondiale. Ses insuccès ont coûté l’emploi à deux Canadiens, soit le président, Paul Beaston, et le directeur général, Alex Anthopoulos.