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Crédit : JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Canadiens

À grande vitesse

À grande vitesse

Félix Séguin

Publié 09 octobre 2018
Mis à jour 09 octobre 2018

Deux matchs ne font pas une saison.

Je sais. Vous avez raison.

Les Canadiens de Montréal sont loin d’avoir assuré leur présence en séries éliminatoires. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Beaucoup.

Cependant, avouez que les deux premiers matchs du Tricolore ont fait du bien à votre moral.

N’est-ce pas ?

Ce qui me frappe, c’est la vitesse de l’équipe. L’exécution est rapide, l’échec-avant aussi, même chose pour le repli défensif ainsi que pour le positionnement sur la glace.

Aucune grande vedette. Seulement un effort collectif.

Avant le match de samedi à Pittsburgh, je discutais, en compagnie de mes collègues Renaud Lavoie et Patrick Lalime, avec l’entraîneur-chef, Claude Julien.

Ce dernier nous disait qu’avant le début de la saison, il a étudié sa formation et il a constaté qu’il avait sous la main plusieurs joueurs rapides. Il a donc décidé d’axer sa stratégie autour de la rapidité.

Un peu comme l’ont fait les Penguins de Pittsburgh et les Golden Knights de Vegas.

Ces deux équipes ont misé sur la vitesse d’exécution ainsi que sur le jeu collectif et les résultats ont été probants. En 2016 et 2017, les Penguins ont gagné la Coupe Stanley et l’an dernier les Golden Knights ont atteint la finale.

Attention. Je ne suis pas en train de dire que les Canadiens vont se rendre en finale.

Non, ce que j’essaie de dire, c’est que cette stratégie pourrait permettre au Bleu-Blanc-Rouge de connaître davantage de succès.

On verra si cette façon de jouer demeurera. Pour l’instant, les Canadiens offrent un très bon spectacle.

Le cas Alzner

Maintenant que les Canadiens misent sur la vitesse, on peut comprendre pourquoi Karl Alzner s’est retrouvé dans les gradins lors des deux premiers matchs.

Pour le moment, il sera difficile pour lui de réintégrer la formation de Claude Julien en raison des succès de l’équipe.

Le cas d’Alzner me fait penser à celui du défenseur Andrew MacDonald avec les Flyers de Philadelphie.

Le 15 avril 2014, les Flyers avaient accordé un contrat de 6 ans évalué à 30 millions de dollars à MacDonald. Insatisfaits de son rendement, les Flyers ne s’étaient pas gênés pour le céder, deux saisons plus tard, dans la Ligue américaine. Son nom avait donc été soumis au ballotage et aucune équipe ne l’avait réclamé. MacDonald avait finalement joué 43 matchs avec le club-école des Flyers en 2015-16.

Depuis ce temps, MacDonald est revenu dans la LNH et il n’est jamais retourné dans les rangs mineurs.

Avec le retour éventuel des joueurs blessés (De La Rose, Deslauriers, Schlemko et plus tard Weber), les Canadiens auront des choix difficiles à faire. Ils risquent de perdre un ou des joueurs au ballotage.

Dans cette éventualité, est-ce que les Canadiens seront tentés d’envoyer Alzner dans les mineures afin de protéger un autre joueur ? Le salaire d’Alzner (contrat de 5 ans/23,1 millions de dollars) ferait certainement reculer toutes les autres équipes.

Et Alzner pourrait éventuellement revenir avec les Canadiens.

La question mérite d’être posée.