F1

Une autre course aux oubliettes pour Lance Stroll

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Un accrochage avec Fernando Alonso, une pénalité et un autre rôle de figuration. Les courses se suivent et se ressemblent pour Lance Stroll en Formule 1.

Le Québécois s’est contenté de la 17e position au Grand Prix du Japon et, surtout, d’être bon dernier parmi les pilotes qui ont rallié l’arrivée. Les trois autres engagés derrière lui, Charles Leclerc (Sauber), Nico Hülkenberg (Renault) et Kevin Magnussen (Haas), ont été contraints à l’abandon.

Après une qualification plutôt prometteuse dans son cas, où il avait réalisé le 14e chrono le plus rapide dans la seconde ronde (Q2), Stroll a perdu quelques places dès le tour initial en menant un débat musclé avec le vétéran espagnol.

«J’ai tenté de prendre l’avantage sur Fernando à l’extérieur du 16e virage du tracé, a-t-il expliqué, mais je me suis retrouvé sur le gazon. En tentant de reprendre ma trajectoire de course, nous nous sommes touchés et il a fait un tout droit.»

«C’est le genre d’incident typique d’un premier tour, a renchéri le pilote de l’écurie Williams, quand tout le monde veut améliorer son sort ou du moins protéger sa position. Je tiens à dire que jamais je n’ai voulu le sortir intentionnellement.»

Deux arrêts plutôt... qu’un

Les commissaires ont pénalisé de cinq secondes les deux pilotes concernés: le jeune montréalais pour avoir poussé son rival et Alonso pour avoir gagné un avantage en court-circuitant une portion du circuit de Suzuka.

Ce fut l’un des rares moments où les caméras de télé ont capté des images du parcours de Stroll.

«Ce fut une course misérable, a reconnu Stroll. Encore une fois, la voiture était trop lente et il n’y avait rien à faire pour tenter des dépassements, surtout pendant les longs relais.»

«Il a fallu s’arrêter deux fois pour changer les pneus. J’ai bloqué mes roues, ce qui a créé un méplat. Ce second arrêt n’était pas prévu dans notre stratégie.»

Sergei Sirotkin, lui, a conclu sa course au 16e rang, tout juste devant Stroll. Les deux coéquipiers de l’équipe Williams ont une nouvelle fois concédé un tour au vainqueur Lewis Hamilton.

Alonso fustige la F1, pas Stroll

Classé 14e à Suzuka, Alonso n’a pas voulu blâmer son jeune rival pour l’incident. Il a toutefois tenu à fustiger les commissaires de l’avoir pénalisé.

«C’est une honte, a affirmé le principal intéressé, qui quittera la discipline-reine du sport automobile à la fin de la saison. Comment comprendre une décision des autorités quand un pilote [Stroll] vient s’excuser pour son comportement? C’est la médiocrité de la F1.»