André Bolduc

Photo : André Bolduc Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Alouettes

Les Alouettes devraient-ils courir davantage?

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Le Québécois André Bolduc ne pourrait être plus transparent : il aurait aimé voir l’attaque au sol des Alouettes être utilisée autrement depuis le début de la saison.

«Comme entraîneur des porteurs de ballon, j’aimerais qu’on coure plus, mais ça, je ne m’épuiserai plus à le dire, a-t-il indiqué, avec sa franchise habituelle, au terme d’un entraînement tenu cette semaine. Ç’a été très frustrant par moments, on se le cachera pas. On n’a pas eu l’occasion souvent de s’établir au niveau du sol et ça ne nous a sûrement pas aidés.»

En combinant les statistiques de Tyrell Sutton (désormais avec les Lions de la Colombie-Britannique) avec celles de Willian Stanback et de Ryder Stone, on arrive à un total de seulement 155 portées. À lui seul, le demi offensif du Rouge et Noir d’Ottawa William Powell a couru avec le ballon 208 fois depuis le début de la saison. Andrew Harris, des Blue Bombers de Winnipeg, a pour sa part porté le ballon 192 fois.

Évidemment, la situation a déjà donné droit à de nombreuses discussions entre les différents entraîneurs des Alouettes.

«À chaque semaine, on a des bonnes discussions, on parle de tout ça et on essaie de faire mieux les choses», a résumé Bolduc.

Si le coordonnateur offensif Khari Jones est celui qui appelle les jeux durant les matchs, Bolduc refuse de le critiquer directement.

«On s’entend super bien, je ne le blâmerai pas pour ça», a plaidé Bolduc, avec diplomatie.

Contrôler le ballon

De toute évidence, certaines décisions de Jones auraient toutefois été différentes si elles avaient été prises par Bolduc.

«En courant plus avec le ballon, ça permettrait d’en enlever un peu sur les épaules de Johnny (Manziel)», a ainsi repris l’entraîneur québécois, qui souhaite d’abord trouver des solutions pour aider l’équipe à gagner.

«Si on pense au prochain match, on joue contre Calgary, a-t-il ajouté. La chose la plus importante qu’on doit faire à mes yeux, c’est de garder l’offensive des Stampeders sur le banc. Si elle est sur le terrain, on va donner 60 points. Mais pour contrôler le ballon, il faut que tu coures, un moment donné.»

Autre statistique révélatrice: les Alouettes ont le pire temps de possession moyen depuis le début de la saison, avec 26 min. 57 s. par match. Cela explique, en partie, la fiche de 3-11 de la formation montréalaise.