Simon Kean et Dillon Carman

Photo : Simon Kean et Dillon Carman Crédit : JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Boxe

Kean-Carman: ça va faire mal!

Kean-Carman: ça va faire mal!

Bernard Barré

Publié 02 octobre 2018
Mis à jour 02 octobre 2018

Samedi soir prochain au Centre Vidéotron de Québec, deux géants poids lourds de 6 pieds 5 pouces s’affronteront dans un duel qui risque d’être court : Simon Kean et Dillon Carman.

Carman (13-3-0, 12 K.-O.) avait conquis le titre vacant canadien contre le Québécois Éric Martel-Bahoeli (12-7-1, 8 K.-O.) en 2015 dans un combat d’enfer où les deux avaient visité le plancher à quelques reprises.

Par la suite, il a réussi à le défendre victorieusement contre l’ex-aspirant mondial Donovan Ruddock (40-6-1, 30 K.-O.) en 2015 et finalement le perdre contre l’Ontarien Mladen Miljas (9-0-0, 9 K.-O.) en 2017.

Fort de sa dernière victoire par knock-out au mois de mai dernier contre un adversaire modeste, Carlos Carreon, Carman se présentera face à Kean dans l’intention de freiner sa marche vers les plus hauts sommets. Toutefois, sa puissance demeure le seul atout dans son jeu.

Kean (15-0-0, 14 K.-O.), quant à lui, a impressionné à son dernier combat, démolissant le dur à cuire Adam Braidwood (13-2-0, 12 K.-O.) au mois de juin dernier dans un combat bref mais très excitant.

Le 10 septembre 2015, après la pesée du programme mettant en vedette Adonis Stevenson au Ricoh Center à Toronto, je me préparais à rentrer dans ma chambre d’hôtel lorsque j’ai aperçu Carman, impliqué dans une séance de boxe imaginaire intense au bout du corridor. Il vociférait de gros mots méchants, mentionnant régulièrement le nom de son adversaire tout en s’exécutant.

Je m’étais à ce moment demandé qui l’accompagnait à cet endroit et m’étais avancé pour constater qu’il était seul. De l’automotivation bruyante. Bizarre le gars.

Le lendemain, il écrasait la face de Ruddock solidement à quelques reprises et ce dernier, qui avait rencontré des grosses pointures dans ses belles années, dont Lennox Lewis et Mike Tyson deux fois, paraissait ses 51 ans. Surtout quand il a terminé le combat sur le dos. Il a fait ses adieux à ce moment. Non, je n’ai pas fait d’erreur de frappe : c’était bel et bien un quinquagénaire.

Carman, boxeur de calibre national, aura devant lui un jeune colosse de 29 ans qui devrait bientôt atteindre le calibre international, le talent étant au rendez-vous.

La défensive «Jell-O» de «Big Country» Carman (le gars bloque les coups avec son visage) devrait être mise à rude épreuve face au «Grizzly» Mauricien. Ayoye! Et le gagnant est...