Alouettes

Johnny Manziel brille dans la défaite

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Grâce au brio de Johnny Manziel, les Alouettes de Montréal ont réussi à tenir tête aux puissants Roughriders de la Saskatchewan, dimanche après-midi, au stade Percival-Molson. Mais les visiteurs ont su résister à la poussée adverse en fin de rencontre pour filer vers un gain de 34-29, leur sixième en sept matchs.

«On doit donner le crédit aux Roughriders qui ont fait ce qu’il fallait pour gagner. De notre côté, nous avons fait assez de bonnes choses pour possiblement gagner le match, mais nous avons aussi commis suffisamment d’erreurs pour le perdre», a lancé l’entraîneur-chef des Alouettes Mark Sherman, visiblement déçu de la tournure des événements et d’avoir encaissé un 11e revers en 14 matchs cette saison.

De bons moments

Outre l’apparition soudaine de deux avions CT-155 Hawk au-dessus du stade pendant l’hymne national, en hommage aux Forces armées canadiennes, la maigre foule a eu droit à quelques belles surprises. Il y a notamment eu ce retour de dégagement de 74 verges de Stefan Logan qui a produit le troisième touché de l’équipe locale. Mais la plupart d’entre elles sont venues du quart-arrière des Alouettes.

Malgré la performance en dents de scie des receveurs et de la ligne offensive, Manziel a connu un fort match. Il a d’ailleurs réussi sa première passe de touché dans la Ligue canadienne de football (LCF) sur un jeu truqué au deuxième quart. Son relais de 47 verges a été capté par Adarius Bowman. Le pivot américain a récidivé au troisième quart avec une passe de touché de 20 verges à Ernest Jackson.

Manziel a également prouvé dimanche après-midi qu’il pouvait courir. C’est par la course qu’il a amené le ballon à la porte des buts des Roughriders au premier quart. Antonio Pipkin a fini le travail sur le jeu suivant avec une faufilade du quart qui a mené au premier touché de l’équipe locale. Manziel a d’ailleurs réalisé 45 verges de gains par la course. Il a ajouté 138 verges de gains par la passe en complétant 9 de ses 16 tentatives.

Des lacunes

Sherman a reconnu que sa troupe aurait dû faire beaucoup mieux pour protéger Manziel et faciliter son travail.

«Sans que ça serve d’excuse, nous avons perdu quelques éléments de la ligne offensive et nous avons dû nous ajuster pendant la rencontre. Ça a certainement contribué aux problèmes de protection. Il [Manziel] n’avait pas le temps de s’installer pour décocher ses passes. Il n’était certainement pas dans une situation confortable.»

Pour leur part, les Roughriders ont démontré qu’ils formaient une meilleure équipe que les Alouettes et ce, dans toutes les facettes du jeu.

Les deux touchés successifs inscrits par les visiteurs au premier quart ont été exécutés avec une facilité déconcertante. Et l’efficacité de leur unité défensive n’est certainement pas étrangère aux ennuis de l’attaque montréalaise. Elle a d’ailleurs réussi cinq sacs du quart dimanche après-midi.

Le quart-arrière Zach Collaros a été brillant avec ses 394 verges et ses deux passes de touché. Il est le premier quart-arrière des Roughriders à franchir le cap des 300 verges de gains dans un match cette saison.