Crédit : Eric Bolte-USA TODAY Sports

Impact de Montréal

La pression n’est pas sur l’Impact

La pression n’est pas sur l’Impact

Fréderic Lord

Publié 28 septembre 2018
Mis à jour 28 septembre 2018

Parce que la fébrilité est à son comble, les propos de mon collègue Vincent Destouches dans notre magazine «L’Impact cette semaine» portent un éclairage emballant pour les partisans du Bleu-Blanc-Noir : D.C. United a plus à perdre que quiconque cette fin de semaine.

En somme, la pression est sur Wayne Rooney et ses collègues. Une défaite de ceux-ci face à l’Impact les repousserait à huit points derrière, à des années-lumière d’une place en série.

J’exagère? Pas tant que ça. Cet écart entre les deux équipes obligerait D.C. United à gagner trois de ses cinq derniers matchs... en priant tous les Dieux du soccer pour que l’Impact perde ses trois derniers, dont deux au Stade Saputo où - je le répète - l’Impact est quasi invincible depuis le 1er juin.

Bref, tournez ça comme vous voulez, c’est l’Impact qui est «dans le siège du conducteur».

«Match de l’année»

Toujours en prévision de ce «match de l’année», nombreux sont ceux qui prendront en compte la fiche de l’Impact sur les terrains adverses.

Sur l’ensemble de la saison (3-10-2), elle n’est pas reluisante. Mais depuis cette fameuse date du 1er juin, moment où on a l’impression que le vent a tourné pour Rémi Garde et son effectif, le Bleu-Blanc-Noir voyage de mieux en mieux.

Au cours de cette période, l’Impact maintient donc une fiche de 2-3-2, ce qui se compare avantageusement aux autres fiches dans le circuit Garber.

Certes, les pessimistes auront comme pièce à conviction le match du 25 août à Toronto en tête, rencontre où les Montréalais avaient offert une performance – pour être poli – flatte.

Mais les optimistes peuvent se rassurer sur le caractère de leurs préférés grâce à leur fulgurante victoire de 4-1 à Philadelphie à un moment crucial de l’année.

Quelle équipe verrons-nous samedi dans la capitale américaine?

L'effet Rooney

En terminant, un mot sur « l’effet Rooney » à Washington.

L’arrivée de l’attaquant anglais a transformé cette équipe, c’est le moins que l’on puisse dire. Dans l’esprit, dans l’attitude (sic), dans la manière, il est évident que Rooney a tout changé.

Pensez Didier Drogba avec l’Impact en 2015. Mon collègue Patrice Bernier nous en fait souvent la remarque.

D’un point de vue statistique, c’est probablement Luciano Acosta qui en a le plus bénéficié. Le jeune Argentin connaissait, jusqu’à l’arrivée de l’ancien Mancunien, une saison plus difficile.

Au cours des 13 premiers matchs de la saison 2018, Acosta avait accumulé un but et six passes décisives. Dans les 14 rencontres qui ont suivi l’arrivée de Rooney, le milieu de terrain a récolté sept buts et cinq passes décisives.