Impact de Montréal

Impact: 7 facteurs à considérer pour le match de l'année

Publié | Mis à jour

La marge de manœuvre est mince, très mince pour l’Impact de Montréal. En effet, si la troupe de Rémi Garde souhaite engranger les points nécessaires pour conserver sa sixième et dernière place donnant accès aux séries éliminatoires dans l’Est, elle devra aller chercher au moins une victoire sur la route afin de distancer D.C. United, samedi.

La tâche ne sera pas facile, car le prochain match du Bleu-Blanc-Noir sera contre... le D.C. United de Wayne Rooney et de Luciano Acosta, samedi.

Et dieu sait que, malgré l’éclatante victoire de 4-1 à Chester face à l’Union de Philadelphie, que les performances de la formation montréalaise sont peu reluisantes depuis le début du calendrier régulier lorsqu’elle joue à l’extérieur.

Et le comble de la chose, c’est que la saison de l’Impact se jouera...  au tout nouveau, tout beau, Audi Field de Washington.

Une victoire permettrait au onze montréalais d’aspirer aux séries, tandis qu’une défaite donnerait le champ libre au D.C. United, qui dispute cinq de ses six prochains matchs à domicile. Et le seul à l’extérieur de Washington est contre le Fire de Chicago, qui n’a gagné que cinq matchs au Toyota Park en 15 affrontements.

L’Impact peut-il quitter la capitale américaine avec les trois points et une véritable opportunité de faire les séries? Ou il baissera pavillon et donnera l’occasion sur un plateau d’argent à D.C. de s’emparer pour de bon de ce sixième rang tant convoité?

Pour ce faire, il est important d’analyser l’état des forces des deux formations à quelques jours du match de l’année.

Impact

1.  Ignacio Piatti

Pas besoin de détenir d’excellentes connaissances footballistiques pour savoir que Nacho Piatti doit être Nacho Piatti pour augmenter les chances de l’Impact de remporter ce match crucial. Lors du dernier affrontement face à New York City FC, il a poursuivi là où il avait laissé, mais a été moins étincelant qu’à l’habitude. Depuis quelques affrontements, il montre d’excellentes choses sur le flanc gauche, lui qui distribue aisément le ballon depuis l’ajout d’un certain Quincy Amarikwa au sein du XI partant au détriment de Matteo Mancosu, qui connait un effroyable passage à vide cette année.

2. Une défensive exemplaire

On peut reprocher à l’Impact de manquer d’opportunisme à l’attaque et de rater le fameux dernier geste dans la surface, et ce, beaucoup trop souvent, mais une chose est certaine : à défaut de ne pas marquer beaucoup de buts, l’Impact en accorde très peu depuis le 1er juin. En effet, l’équipe a donné 18 buts à ses 17 derniers matchs en MLS, soit une moyenne d’un peu plus d’un but par match. Et la défense est encore plus redoutable en terrain connu, elle qui n'a concédé que six petits filets.

Chose certaine, la défense devra se démener, samedi prochain, si elle souhaite blanchir la bande à Wayne Rooney de la feuille de pointage.

3. Une formation qui fait preuve de caractère

Contrairement au début du calendrier régulier, l’Impact ne baisse plus les bras, peu importe le résultat d’un match.

Suffit de penser aux matchs contre NYC  FC, l’Union et le Fire.  Même si la troupe de Rémi Garde tirait de l’arrière ou était dans une situation défavorable, elle a continué à vouloir provoquer des choses. Et, comme tels, ces efforts auront été à l’origine de la victoire de 4-1 à Philadelphie et du but hollywoodien de Daniel Lovitz.

Seul hic, l’Impact n’aurait toutefois pas à toujours se retrousser les manches et à courir après le score s’il connaissait de meilleurs débuts de matchs. Et contre D.C. il ne pourra pas se permettre de jouer du soccer de rattrapage.

4. Une formation renouvelée

L’Impact présentera une toute nouvelle formation depuis son dernier affrontement face au D.C. United, qui risque de présenter quant à lui sensiblement les mêmes joueurs lors du match de samedi.

Le onze montréalais a ajouté à son XI partant, à la date limite des transferts, le latéral français Bacary Sagna, qui joue le rôle d’un véritable pilier en défense depuis son arrivée, le milieu de terrain Micheal Azira et l’attaquant Quincy Amarikwa.

Ces acquisitions, aussi mineures semblaient-elles sur le coup, ont eu l’effet d’un coup de fouet et a remis le Bleu-Blanc-Noir sur le droit chemin. Amarikwa, contrairement à Mancosu, ouvre le jeu et distribue le ballon d’une manière beaucoup plus efficace. De plus, il se démène sur le terrain et provoque plusieurs revirements en mettant énormément de pression sur les joueurs adverses.

Quant à Azira, il aura réussi à montrer de belles choses et à relancer l’attaque plus souvent que le faisait le jeune milieu Ken Krolicki. Plus calme avec le ballon, il est rare que l’Africain de 31 ans prenne de mauvaises décisions.

Ces trois nouveaux joueurs changent le visage de l’Impact depuis quelque temps et donnent des chances à l’équipe de causer une surprise à Washington.

En passant, ils ont marqué un but chacun depuis leur arrivée avec le club, montrant ainsi leur utilité dans le XI de départ.

D.C. United

5. Rooney-Acosta : le duo de l’heure

L’arrivée du légendaire footballeur anglais Wayne Rooney aura fouetté l’intégralité de la formation, mais plus particulièrement un certain Luciano Acosta. Le milieu offensif n’avait marqué qu’un seul filet avant que l’ex-attaquant de Manchester United et d’Everton s’amène en MLS.

Depuis ce temps, Rooney est le poumon de cette équipe et alimente Acosta, qui a désormais marqué sept autres buts.

Contrairement au début du calendrier régulier, le danger peut venir de plusieurs endroits pour D.C., que ce soit de Rooney, Acosta, Yamil Asad ou du jeune Paul Arriola. L’attaque est devenue un vrai danger pour les autres équipes de la MLS, mais en ce qui concerne la défensive... c’est une toute autre chose.

6. Une formation invincible au Audi Field

Le Audi Field est une forteresse pour le Black-and-Red. L’équipe n’a perdu que deux matchs en 12 rencontres à domicile, même si la dernière performance de l’équipe en terrain connu n’a pas été étincelante, alors qu’elle avait encaissé un but dans les arrêts de jeu et s’était contentée d’un match nul contre les Red Bulls de New York.

Ce stade fraichement rénové est très intimidant pour les autres équipes. Cependant, lorsque la foule est hostile et que la pression est forte, l’Impact a souvent réussi à se tirer d’affaire cette saison. Les nuls contre le Real Salt Lake et les Timbers de Portland en sont la preuve vivante.

7. Un nouveau gardien bien plus efficace

Evan Bush aura grandement contribué aux succès de l’Impact, lui qui a été le portier le plus sollicité de la ligue cette saison.

Bush aura su répondre aux exigences des partisans en réalisant des bijoux, mais ça n’a pas forcément été le cas de David Ousted, ancien gardien des Whitecaps, qui s’est amené à Washington en 2018 par le biais d’une transaction. On peut dire que le vétéran de 33 ans n’aura pas eu les résultats espérés cette année... lui qui a accordé 32 buts en 17 départs. Disons qu’il est difficile de faire pire en termes de rendement.

Heureusement pour D.C., un certain Bill Hamid, gardien de la formation lors des huit dernières années, est revenu avec le club en août, lui qui avait été prêté au FC Midtjylland au Danemark. L’organisation du Black-and-Red a jugé bon de le titulariser dès son retour et ça a porté fruit. Depuis ce temps, D.C. a accordé dix buts en huit matchs. Ce n’est pas une statistique très reluisante, mais c’est déjà beaucoup mieux.