Cyclisme

Un défi complètement fou pour Lyne Bessette

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MONTRÉAL – À 43 ans, la cycliste québécoise Lyne Bessette s’apprête à relever un défi complètement fou : rouler pendant 808 kilomètres. Ça lui prendra au moins une trentaine d’heures.

«J’ai un peu la chienne», a commenté Bessette, à quelques jours du Défi 808 Bonneville, qui se tiendra samedi et dimanche à Mont-Tremblant.

Après avoir parcouru 404 km en deux jours lors de la première présentation de l’événement en 2017, Bessette a voulu se lancer l’ultime défi. Elle partira donc à 7 h, samedi matin, pour mieux conclure sa course dimanche après-midi, sans même avoir dormi.

Parmi les participants aux différentes distances, seulement six font le 808 km en solo et Bessette est la seule femme du lot.

«Je n’ai jamais fait ça, a avoué l’athlète originaire des Cantons-de-l’Est, multiple championne canadienne en vélo sur route et en cyclo-cross. Et pour être honnête, je n’ai pas été sur mon vélo autant qu’il aurait fallu au cours des derniers mois. Je devrai me fier à mon bagage d’expérience pour bien m’en sortir.»

Pour la FAEQ

Si cette expérience est nouvelle, Bessette reconnaît toutefois qu’elle a déjà participé à d’autres aventures extrêmes lors des dernières années. Elle a effectivement pris part à différentes courses d’aventure (communément appelées «raid»), aux quatre coins de la planète, notamment aux États-Unis, en Argentine et même en Chine.

«Ce sont des courses souvent réparties sur trois ou quatre jours, où on fait du canot, du vélo de montagne et de la course à pied, a-t-elle résumé. Là aussi, on passe souvent des jours sans dormir.»

«Je le sais que ça va être difficile», a néanmoins prévu Bessette à propos du Défi 808 Bonneville, qui vise à amasser des sous pour la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec (FAEQ).

Annie Pelletier en selle

Directrice des communications pour la FAEQ, l’ancienne plongeuse Annie Pelletier fait elle-même partie des têtes d’affiche qui grimperont sur leur vélo au cours du week-end à Tremblant. Dans son cas, elle tentera de compléter la nouvelle boucle de 125 km.

Avec humour, Pelletier reconnaît qu’il s’agit d’un défi à sa mesure, mentionnant qu’elle n’a jamais fait beaucoup de vélo depuis sa tendre enfance avant de s’équiper pour cet événement. Sa précédente «bécane», dit-elle, était bleue et avait des guirlandes qui pendaient au bout des poignées.

«La Fondation de l’athlète d’excellence, ce n’est pas juste un encadrement financier, mais c’est aussi encadrer l’athlète comme personne, a par ailleurs indiqué l’ancienne plongeuse quand elle a été appelée à résumer la mission de l’organisme. On a une approche personnalisée et on essaie d’orienter les athlètes vers les meilleures ressources s’ils ont des problèmes. On a aussi deux spécialistes en orientation pour l’après-carrière.»