Crédit : Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal

Canadiens de Montréal

La fumée, le feu et Max Pacioretty

La fumée, le feu et Max Pacioretty

Michel Godbout

Publié 10 septembre 2018
Mis à jour 10 septembre 2018

Montréal est un moulin à rumeurs, on le sait tous.

Au mois de décembre dernier, le moulin tournait à plein régime lorsque l’histoire d’une confrontation entre Marc Bergevin et Max Pacioretty est sortie.

Une confrontation supposément survenue lorsque l’équipe était sur la route. Il aurait été question des performances du capitaine, mais surtout des carences dans son leadership. À partir de ce moment là, il y avait apparence de fumée.

C’est vrai que nous ne sommes pas dans le vestiaire, ni dans l’entourage immédiat de l’équipe, mais ça n’empêche pas que certaines histoires sont persistantes et celle-ci était de ce type.

De plus, Marc Bergevin a confirmé lui-même qu’il y est allé l’an dernier d’une intervention auprès de ses joueurs à l’aéroport et dans l’autobus de l’équipe.

Donc si l’histoire est bel et bien vraie et que la confrontation a bel et bien eu lieu devant les joueurs, c’est sans doute à ce moment précis que le lien entre les deux hommes s’est brisé.

Si c’est le cas, c'est probablement à ce moment que Pacioretty s’est senti humilié et que le point de non retour à été atteint. Le feu était pris.

Si Marc Bergevin dit vrai, Pacioretty aurait exigé une transaction l’an dernier.

À la lumière de ce que je viens d’exposer, on peut comprendre le capitaine de vouloir partir. D’autant plus qu’il ne semblait pas répondre entièrement aux attentes de l’organisation, qu’elles aient été réalistes ou non.

Car faut bien l’admettre, outre David Desharnais et Alexander Radulov, le no 67 n’a jamais eu d’autres joueurs pour l’alimenter correctement. Pacioretty n’est pas le genre d’ailier qui peut tout faire sur la patinoire, ça lui prend un bon centre pour lui refiler la rondelle.

Peut-être aussi que la direction de l’équipe n’était pas satisfaite du rôle de capitaine de Pacioretty. Souvenons-nous que le «C» lui avait été attribué presque par dépit. On ne voulait pas le donner à P.K. Subban en raison de son «exubérance», pas à Andrei Markov ni Tomas Plekanec, en raison de leur mutisme constant et pas non plus à Brendan Gallagher, jugé trop jeune à l’époque.

Donc on ne peux pas dire que Pacioretty était un choix évident comme capitaine. Mais il a accepté le poste et il a fait du mieux qu’il le pouvait dans une situation peu enviable.

À regarder tout ça, je pense que Pacioretty et les Canadiens sont plus heureux aujourd’hui.

Mais espérons que l’organisation a appris quelque chose dans toute cette affaire, c’est-à-dire de mettre la bonne personne dans la bonne chaise, que ce soit comme simple joueur ou comme capitaine.

L'avenir de l’équipe s’en portera définitivement mieux.