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Cyclisme

Trois grands champions restent sur la défensive

Publié | Mis à jour

Trois des plus sérieux aspirants à la victoire à Québec et à Montréal ont évité de s’attaquer hier, mais leur niveau de confiance élevé en vue des deux Grands Prix cyclistes promet une bataille explosive.

Visages de plâtres, moue de dédain ou regard fuyant, les champions Greg Van Avermaet (BMC), Tim Wellens (Lotto-Soudal) et Michael Matthews (Sunweb) n’ont pas trop fraternisé malgré un respect évident. Les cyclistes préfèrent s’attaquer sur l’ascension de la côte de la Montagne ou sur le difficile faux plat de la Grande Allée plutôt qu’au micro d’une conférence de presse.

Vainqueur à Montréal en 2016, le Belge Van Avermaet veut vraiment gagner dans la capitale après avoir terminé trois fois au 2e rang et une fois en 3e position lors des dernières années. «J’aimerais bien gagner à Québec où je collectionne les podiums. J’aime beaucoup le concept de ces deux courses», a expliqué le champion olympique de 2016 à Rio.

Sur la défensive

Son compatriote Tim Wellens, gagnant à Montréal en 2015, préfère toujours le circuit du Mont-Royal. «C’est celle qui me convient le mieux, mais ce sont deux belles courses.»

Autre habitué des podiums à Québec et à Montréal, l’Australien Matthews espère enfin s’imposer ici. «Je vis une saison en dents de scie, mais j’ai compris pourquoi. Ma selle était trop basse de 8 mm.»

D’autres grands noms pourraient déjouer leurs plans comme Oliver Naesen (AG2R), Michael Valgren (Astana), John Degenkolb (Trek) ou même Tom-Jelte Slagter (Dimension Data) qui lui aussi se retrouve fréquemment dans le top 10 au Québec.

En l’absence du maire Régis Labeaume, le conseiller Steeve Verret, membre du comité exécutif et responsable des grands événements sportifs, a salué la présence des vedettes mondiales.

«C’est un honneur de vous accueillir chaque année. C’est un milieu qui est mis en valeur dans 130 pays grâce à vous. Je veux aussi remercier la population de Québec. On bloque des rues et il y a des entraves pendant quelques jours.»

Occasion unique

En pleine campagne électorale, le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sébastien Proulx, a avoué en riant sa préférence pour la course de Québec.

«Je trouve que c’est la plus belle ! C’est une occasion unique de faire parler du Québec, de montrer ce que nous avons à offrir et d’inviter les gens d’ici et d’ailleurs à venir nous voir. Cet événement ne doit jamais quitter la région de Québec et Montréal.»

Alors que les négociations ne sont pas terminées pour les prochaines éditions à Québec, le promoteur Serge Arsenault a continué d’être positif. «J’espère qu’on va tous continuer ensemble pendant un grand moment.»

Pour le public, ce rendez-vous annuel devrait à nouveau avoir lieu sous un soleil radieux avec des prévisions parfaites autant dans la capitale demain que dans la métropole dimanche.