Lance Stroll

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F1

Lance Stroll chez Force India: ce n’est pas si, mais quand

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L’écurie Racing Point Force India a confirmé à Monza que Lance Stroll s’était rendu mardi à l’usine de l’écurie, dont se sont portés acquéreurs son père, Lawrence, et quelques partenaires d’affaires, pour y faire mouler son siège.

Cette démarche est un indice de plus qui laisse croire que le pilote québécois est sur le point de quitter Williams et qu’il a peut-être disputé, dimanche, en Italie, sa dernière course au sein de l’écurie britannique qui lui avait donné sa première chance en F1 l’an dernier.

Ce n’est pas dans les habitudes d’une écurie en F1, à moins de force majeure, d’offrir un accès à ses ateliers au pilote d’une écurie rivale et, qui plus est, de lui proposer de s’installer à bord de sa monoplace entre deux courses.

Le directeur de l’écurie, Otmar Szafnauer, a confirmé la nouvelle dans le paddock de Monza.

«Il est venu [en parlant de Stroll] à notre usine, l’a visitée et il a fait mouler un baquet, a indiqué Szafnauer à nos confrères de Motorsport.com. Pour qu’il y soit à l’aise au cas où...»

À Singapour ou après

Maintenant que la saison européenne est terminée, plusieurs observateurs prétendent que c’est à bord de Force India [rebaptisée Racing Point Force India] que Stroll participera au Grand Prix de Singapour, théâtre de la 15e étape du Championnat du monde de F1, du 14 au 16 septembre.

Ce qui semble certain, c’est que Stroll ne terminera pas son mandat chez Williams, peu importe les modalités de son contrat. Son père souhaite le voir courir dans son écurie le plus rapidement possible. Avant le début de la saison 2019.

«Nous envisageons chez Racing Point Force India de garder nos deux pilotes [Sergio Perez et Esteban Ocon] jusqu’à la fin de la saison, d’affirmer Szafnauer, mais la F1 peut nous réserver des surprises.»

Contrats résiliables

Reste que les deux écuries impliquées ont des contrats fermes avec leurs pilotes respectifs.

Toute entente peut être modifiée ou résiliée, on a vu ça dans le passé en F1. Dans le cas de Lawrence Stroll, s’il a les moyens d’acheter une écurie, il est évidemment capable de faire casser un contrat et d’indiquer à Ocon que ses services ne sont plus requis.

Car c’est le pauvre français, brillant sixième à Monza hier, qui pourrait écoper dès le prochain Grand Prix.

Ocon n’a aucune chance de prendre la place de Stroll chez Williams, puisque c’est à Robert Kubica que doit être confié ce volant selon l’accord signé en début de saison par le pilote polonais.

Pour une rare fois cette saison, Stroll a affiché un large sourire quand il a affronté les journalistes après le Grand Prix d’Italie. Après s’être élancé de la 10e place sur la grille de départ (son meilleur résultat en qualifications en 2018), il a même pu se hisser au 8e rang après l’intervention de la voiture de sécurité au quatrième tour.

«C’est un résultat [9e] au-delà de nos attentes, a-t-il avoué. Nous n’avons pas commis d’erreur, l’équipe a fait du bon travail dès le début de la fin de semaine. Pour le reste, je ne peux commenter les rumeurs à mon sujet. Je vis au jour le jour, sans savoir ce que l’avenir me réserve.»