Crédit : Brad Penner-USA TODAY Sports

Impact de Montréal

Red Bulls, c’est pour les jeunes...

Red Bulls, c’est pour les jeunes...

Fréderic Lord

Publié 31 août 2018
Mis à jour 31 août 2018

Ce n’est plus à prouver, la MLS est une ligue bien particulière dans le monde du soccer. Il va sans dire qu’elle n’obéit pas nécessairement aux mêmes lois que les autres championnats de la planète.

En somme, une saison typique dans le circuit Garber est assurément faite de hauts et de bas. Pourquoi? À cause de nombreux facteurs dont on a déjà amplement parlé.

Ces séquences, où l’on alterne victoires et défaites, semblent inévitables entre mars et octobre et ceux qui réussissent à se soustraire de cette réalité (Toronto en 2017, Atlanta cette année) font figure de légendes.

Au milieu de tout ça, les Red Bulls de New York.

Malgré la 20e masse salariale de la MLS, « l’autre équipe » de New York réussit à se maintenir parmi les meilleures.

Masses salariales en MLS - 2018

1- Toronto 25,298M$

2- LA Galaxy 16,904M$

3- NYCFC 13,556M$

4- LAFC 12,772M$

5- Impact de Montréal 11,167M$

20- Red Bulls 6,924M$

Et contrairement au Toronto FC et aux Sounders de Seattle, leur saison n’a pas déraillé à la suite de leur parcours éreintant (jusqu’en ½ finale) en Ligue des champions de la CONCACAF.

Quelle est la recette de leur succès? On peut se risquer à déterminer trois raisons :

* Un système et une identité de jeu bien définis

* Un alignement qui compte sur la jeunesse

* Une capacité à effectuer une rotation au cours de la saison

Regardons le tout de plus près.

Le système de jeu :

Ce n’est plus un secret, mais les Red Bulls utilisent ce «football sous caféine», qui consiste à mettre sans cesse la pression sur l’adversaire.

Les Red Bulls réussissent aussi, depuis plusieurs années, à marquer au cours des phases de jeu arrêté.

Buts marqués / phases de jeu arrêté – MLS 2018

1- Red Bulls 13

2- Houston 10

3- Chicago 9

4- LAFC 8

5- Portland 8

22- Impact 4

La jeunesse :

Après avoir échangé Sacha Kljestan au cours de l’entre-saison, les Red Bulls ont remis les clés de l’entrejeu new yorkais à Sean Davis (25 ans), Kaku (23 ans) et Tyler Adams (19 ans).

En moyenne, les Red Bulls offrent semaine après semaine le XI de départ avec la plus petite moyenne d’âge de la MLS.

En fait, dans les dix plus jeunes XI présentés cette année dans le circuit Garber, les Red Bulls sont répertoriés trois fois, à égalité avec le Real Salt Lake... piloté par un ancien de la maison, Mike Petke.

À l’autre bout du spectre, vous avez le L.A. Galaxy de Zlatan et Ashley Cole et l’Impact de Montréal, qui a présenté un alignement de départ de 29,8 ans de moyenne face au Fire de Chicago le 18 août dernier.

La rotation :

Malgré deux Supporters’ Shield en 2013 et 2015, l’équipe new-yorkaise a connu des séries éliminatoires frustrantes ces dernières années.

Plusieurs analystes ont suggéré que le style de jeu éreintant y était pour beaucoup dans cette déconfiture lors la dernière ligne droite.

Pour y remédier, le personnel technique s’est assuré – cette année entre autres – de procéder à une rotation plus grande de l’effectif.

Grâce à des joueurs issus de leur cru, qui connaissent bien la maison et qui savent que leurs efforts seront récompensés, les Red Bulls trônent tout de même au sommet de la MLS au moment d’écrire ces lignes.

En ce sens, on peut déposer en preuve deux matchs bien précis.

10 mars 2018.

En pleine ligue des champions, les Red Bulls réussissent à laminer les Timbers de Portland (!?!) 4 à 0 grâce à six joueurs de leur réserve dans l’alignement de départ. Vincent Bezecourt, Ben Mines et Kyle Duncan jouent, entre autres, 90 minutes.

29 août 2018.

En course avec Atlanta United pour le titre de la saison, les Red Bulls n’hésitent pas à effectuer une rotation, et ce, devant leurs partisans.

Résultat, une victoire acquise grâce à un but de Brian White, qui les propulse momentanément au sommet du classement.

Ah! Et au milieu de terrain, un jeune de 18 ans, Cristian Casseres Jr, qui jouait ses premières minutes en MLS...