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Alouettes

Le second souffle de Félix Ménard-Brière

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Les Alouettes de Montréal ont amené de la compétition à la position de botteur, mercredi, en faisant signer un contrat au botteur québécois Félix Ménard-Brière.

L’ancien des Carabins de l’Université de Montréal a été ajouté sur l’équipe d’entraînement. Ménard-Brière avait été libéré par le Rouge et Noir d’Ottawa dimanche dernier. Il n’avait pas encore vu d’action depuis le début de la saison.

«C’est spécial de revêtir l’uniforme et le casque des Alouettes, a-t-il indiqué après l’entraînement avec sa nouvelle équipe. Pour moi, ça me donne un second souffle et je suis excité. Je suis heureux d’être à la maison.»

L’arrivée de Ménard-Brière vient de confirmer que la direction et les entraîneurs des Alouettes ne sont pas complètement satisfaits du travail de Boris Bede dans les dernières semaines.

D’ailleurs, lors de la victoire contre les Argonauts de Toronto, ses entraîneurs lui ont demandé un dégagement au lieu d’une tentative de placement de 47 verges. On pourrait voir cette décision comme un désaveu à l’endroit de l’ancien du Rouge et Or de Laval.

En plus de pouvoir effectuer les trois bottés, Ménard-Brière est un joueur national. Dans le contexte du ratio de la Ligue canadienne, c’est un gros avantage. L’équipe qui enrôle un botteur de l’unifolié peut placer un joueur international à une autre position.

«J’ai joué contre Boris au niveau universitaire pendant deux ans, a expliqué l’ancien des Bleus. C’était un visage familier quand je suis arrivé dans le vestiaire. Lorsqu’une équipe a plusieurs botteurs, il y en a toujours un qui a le poste et l’autre qui le voudrait. À la fin de la journée, je pense que c’est une compétition contre nous-mêmes.»

À l’époque où ils s’affrontaient dans le sport universitaire, Ménard-Brière et Bede étaient souvent les acteurs principaux des chocs entre les Carabins et le Rouge et Or. En raison des duels serrés, ils faisaient souvent la différence avec leur jambe respective.

De l’autre côté de la montagne

Ménard-Brière a reçu quelques offres après sa libération, dont celle des Alouettes. Il n’a pas pris trop de temps pour accepter la proposition.

«Dès que j’ai eu celle de Montréal, j’ai dit “go”, a indiqué le botteur. Il y a une chose spéciale dans ma venue avec les Alouettes. Lorsque j’évoluais de l’autre côté de la montagne [avec les Carabins], je disputais mes meilleurs matchs au stade Percival-Molson.»

«En plus, j’ai gagné la Coupe Vanier sur ce terrain en 2014. Ces souvenirs ont eu un certain impact dans ma décision.»

À l’instar des anciens Carabins, Ménard-Brière a l’intention d’assister à un match de son alma mater dès qu’il en aura l’occasion. On peut sortir un joueur de son université, mais pas l’université à l’intérieur de lui.