Canadiens de Montréal

Max Pacioretty confirme qu'il n'y a aucune négociation

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Une poignée de main expéditive, un regard furtif et un sourire forcé. On savait que Marc Bergevin et Max Pacioretty étaient à couteaux tirés. On était loin de se douter que leur relation s’était à ce point envenimée.

En fait, les salutations entre le directeur général des Canadiens et son capitaine furent si brèves que le photographe du «Journal de Montréal» a à peine eu le temps d’immortaliser le moment.

Il a fallu que le chroniqueur Rodger Brulotte intervienne pour que Bergevin et Geoff Molson prennent la pose en compagnie de Pacioretty afin de garder un souvenir de leur présence au troisième tournoi de golf annuel du capitaine du Canadien, mardi, au club La Vallée du Richelieu, à Sainte-Julie.

«Tout va bien», a pourtant insisté Pacioretty, quelques instants plus tard, à propos de sa relation avec Bergevin.

Et ce n’était là que le premier des quelques beaux malaises dont il a été possible d’être témoin au cours de la matinée.

Bon pour Carey, pas pour Max

La présence conjointe de Molson et Bergevin sur le podium pour s’adresser aux médias en fut un autre. Une mêlée d’à peine trois minutes durant laquelle les deux hommes ont vanté les bienfaits de cet événement caritatif et des fondations à qui il vient en aide : la Fondation des Canadiens pour l’enfance et celle de Max Pacioretty.

Et lorsqu’est venu le temps de parler de l’éléphant dans la pièce, soit la situation contractuelle de l’Américain, Bergevin s’est rabattu sur son cliché habituel.

«Je ne parle pas de négociation de contrat sur la place publique. Je ne l’ai jamais fait», a soutenu le directeur général.

On peut comprendre un tel discours lorsqu’il est question d’un joueur marginal, mais il s’agit ici du capitaine de l’équipe.

D’ailleurs, Bergevin ne s’était pas gêné pour livrer ses intentions au sujet du gardien Carey Price lors du bilan de fin de saison suivant l’élimination face aux Rangers de New York, en avril 2017.

«On va trouver une façon de s’entendre et on va tout faire pour le garder à Montréal, probablement pour le reste de sa carrière», avait-il alors déclaré.

La vérité, c’est que des pourparlers entre Pacioretty et les Canadiens sont au point mort. Du moins, c’est ce qu’a affirmé le numéro 67 une fois sur le podium.

«À ce que je sache, il n’y en a pas», a lancé le capitaine.

Une information confirmée en fin de matinée, mardi, par son agent.

Toujours pas d’offre

«Il y a eu plusieurs discussions au cours des deux derniers mois, mais aucune négociation pour un nouveau contrat. Montréal ne nous a pas fait d’offre», a écrit Allan Walsh sur son compte Twitter.

Voilà ce qui expliquerait l’organisation tardive de ce tournoi. Un événement qui se tient, habituellement, au club de golf Islesmere, à Laval.

«On voulait attendre à la toute dernière minute au cas où quelque chose se produirait [lire : une transaction]. Une fois les invitations envoyées, les réponses furent expéditives et nombreuses, a-t-il soutenu, faisant référence aux réponses de Molson, Bergevin et Claude Julien. En tant que capitaine de cette équipe, c’est mon devoir de remettre à la communauté chaque fois que je le peux.»

Il n’y a pas à dire, Martin Matte aurait du matériel pour tout un épisode.