Crédit : Chantal Poirier / JdeM

Alouettes

Philippe Gagnon enfin prêt à reprendre le collier

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Philippe Gagnon a enfin retrouvé ses coéquipiers des Alouettes de Montréal, samedi dernier à Ottawa, lui qui n’avait pas pris part à un match depuis plus d’un an.

La ligne offensive des Alouettes n’a pas eu le même visage une seule fois depuis le début de la saison. Samedi à Edmonton, c’est la première de la saison que la formation montréalaise comptera sur les mêmes joueurs.

Gagnon a été un choix de première ronde des Moineaux en 2016 et il s’est imposé comme joueur partant dès sa première année avec l’équipe en disputant l’ensemble des rencontres des siens.

L’an dernier, il a subi une blessure majeure au genou gauche lors du septième match de l’équipe. Une blessure qui a nécessité une opération, dont la convalescence était d’une durée d’un an.

«Avec les performances que l’équipe a connues ce n’était pas toujours facile d’être là, mais de ne pas pouvoir aider, a indiqué le garde de 6 pi 4 po 311 lb. Tu es là sur les lignes de côtés et tu vois des choses, mais tu ne sais pas quoi faire pour aider.»

Dur pour le moral

La réhabilitation n’est jamais facile pour le commun des mortels, mais encore moins pour un athlète qui attend que son corps soit à 100% pour renouer avec la compétition.

«Ce n’est pas facile parce que des fois tu as l’impression de régresser même si c’est un processus normal, a mentionné le numéro 53 des Alouettes. Quand tu commences à marcher et tu vois ton genou enfler, mais la semaine d’avant il était correct, ça donne un coup, mais c’est normal puisqu’il n’avait pas été sollicité de la sorte depuis un bout.»

«Pas une situation idéale»

Quand il a sauté sur le terrain pour la première fois de la saison, les Alouettes montraient une fiche de 1-6. «C’est sûr que ce n’est pas une situation idéale, mais nous n’avons pas lancé la serviette dans ce vestiaire. On est tous confiants de faire changer le vent de bord. De la façon que c’est fait dans la section Est, on peut toujours espérer aux séries éliminatoires.»

La situation des quarts-arrière est quelque chose qui inquiète dans l’entourage de l’équipe, alors qu’après huit rencontres, six pivots différents ont été utilisés par l’entraîneur Mike Sherman. Samedi, Anthonio Pipkin sera le quart partant en raison de la commotion cérébrale de Johnny Manziel.

Les critiques envers la ligne offensive ont été virulentes depuis le début de l’année.

«Il faut en prendre et en laisser, c’est sûr que les sacs qui ont été donnés par la ligne offensive l’ont été donné par la ligne offensive et personne dans ce vestiaire ne va s’en cacher, a-t-il souligné. Ce qui nous revient, on va le prendre c’est sûr, mais il faut mettre les choses en perspective. Cela dit, on a eu plusieurs lignes offensives différentes, mais à la fin de la journée, on est des professionnels et nous devons trouver un moyen de faire notre travail.»

En vitesse

La tenue de la rencontre de samedi est toujours incertaine en raison des feux de forêts en Colombie-Britannique, qui amènent une quantité importante de fumée en Alberta.

Par ailleurs, les Alouettes ont annoncé, vendredi, avoir libéré le joueur de ligne offensive américain Ruben Carter. Il n’a pris part qu’à un match cette saison avant de se blesser à l’épaule droite. Le produit de l’Université Toledo, en Ohio, avait été embauché comme joueur autonome pendant la dernière saison morte.