Coupe Rogers 2019

Félix Auger-Aliassime surprend Lucas Pouille à ses débuts à la Coupe Rogers

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À son premier match en carrière en simple au tournoi de la Coupe Rogers, Félix Auger-Aliassime a réalisé un coup d’éclat en triomphant du Français Lucas Pouille en des manches de 6-4, 6-3, mardi après-midi, devant une foule décevante au Centre Aviva.

Dommage pour les Torontois qui ont manqué ça, car le Québécois a brillé contre un rival qui occupe le 18e rang mondial. Pouille a avoué qu’il joue mal ces temps-ci, mais ça n’enlève rien au mérite d’Auger-Aliassime, qui a fort bien fait pour gagner ce match en une heure et 17 minutes.

«Il s’agit de la plus grosse victoire de ma carrière, a commenté Auger-Aliassime lors d’une rencontre avec la presse francophone. C’est ma première à la Coupe Rogers et elle va toujours rester dans mes souvenirs. J’ai prouvé que je pouvais battre un joueur qui fait partie des 20 meilleurs au monde.

«Je suis fier de la façon dont j’ai joué, a-t-il ajouté. J’ai sauvé des balles de bris de très belle façon, j’ai bien retourné les balles de Pouille et j’ai réussi à imposer mes schémas d’entrée de jeu pour mettre de la pression sur mon adversaire.

«Pour gagner contre ce type de joueur, il faut croire en soi. C’est la base. C’est le genre de tennis que je veux jouer pour atteindre mes objectifs, car cette victoire ne représente qu’une simple étape dans la quête de mes objectifs à long terme.»

Calme et sérénité

On l’a souvent dit, Auger-Aliassime démontre une très belle maturité pour son âge. C’est beau à voir.

«Je suis fier de la manière que je me suis comporté durant ce match, a-t-il analysé. J’ai perdu des matchs cette année parce que j’ai manqué de calme et de sérénité dans les moments importants.»

«Aujourd’hui, tout était en place pour gagner. J’ai su garder mon calme jusqu’à la fin pour bien clore la rencontre. Ce fut la clé», a ajouté celui qui pouvait compter sur l’appui des membres de sa famille. Ses parents étaient dans une loge, a-t-il précisé.

Pas le temps de célébrer ses 18 ans

Auger-Aliassime fête mercredi son 18e anniversaire de naissance. «Mon cher Félix, c’est à ton tour, de te laisser parler d’amour», pourraient toujours lui chanter les amateurs francophones présents dans les gradins.

«Comme tout adolescent, j’attendais avec impatience ce moment de célébrer mes 18 ans, mais disons que mes priorités ont changé puisque je dois me préparer à affronter Daniil Medvedev! Je vais célébrer mon anniversaire plus tard cet été.»

De toute façon, l’âge légal pour boire de l’alcool en Ontario est fixé à 19 ans!

Medvedev et son style atypique

Medvedev, un joueur russe de 22 ans classé au 68e rang par l’ATP (Félix est 133e) a éliminé Jack Sock lundi. La confrontation Auger-Aliassime-Medvedev sera la dernière à être présentée mercredi sur le court central, pas avant 20h00. Ce match suivra celui impliquant Rafael Nadal et Benoit Paire.

«Medvedev a un style quelque peu atypique, a commenté Auger-Aliassime. Il mise sur un très bon service et il garde les balles basses. Denis [Shapovalov] l’a battu la semaine dernière et je vais lui demander de me parler de lui...»

Guillaume Marx, l’entraîneur de Félix, s’est dit fort satisfait de ce qu’il a vu.

«Vous savez, il a travaillé très fort pour obtenir ce résultat, a-t-il raconté au "Journal de Montréal" quelques instants après la confirmation de la victoire. Félix a appris de certaines défaites amères qu’il a subies au cours de l’été et il vient de franchir un cap important dans sa carrière.»

Des éloges de Djokovic

Auger-Aliassime a aussi eu droit à des éloges de la part de Novak Djokovic, qui s’est exprimé devant le public sur le court central après sa victoire remportée contre Mirza Basic.

«Je me suis échauffé avec Auger-Aliassime avant mon match et ce fut la meilleure séance d’échauffement de ma vie tellement ce jeune frappe la balle avec puissance, a dit le Serbe. Il possède vraiment beaucoup de talent.»

Shapovalov nous mentionnait en début de semaine que lorsqu’il s’entraînait en compagnie d’Auger-Aliassime, «il avait l’habitude de me botter le derrière»...

Félix s’est réjoui des succès de son grand copain l’été dernier à Montréal et c’est maintenant à son tour de goûter au succès en sol canadien. «On ne peut pas comparer ça, a-t-il dit. C’est une année différente et un site différent. Je veux simplement faire de mon mieux à chaque match.»