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Tennis

Les joueuses assument bien leur rôle auprès de leurs supporteurs

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Bien se comporter devant les partisans et les médias ne semble pas être une corvée pour les joueuses du top 10 mondial.

Vrai que les demandes de toutes sortes sont nombreuses auprès des joueuses de la WTA, comme dans n’importe quel sport professionnel. Vrai qu’elles sont soumises à un horaire rigide et rempli, autant avant que pendant un tournoi. Mais elles disent faire un devoir de rester professionnelles et courtoises.

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Tout au long de la journée dimanche, les huit meilleures joueuses au monde présentes à la Coupe Rogers ont défilé en conférence de presse, prenant plaisir à répondre à toutes sortes de questions dans une atmosphère détendue.

Un contraste frappant de la conférence livrée la veille par Eugenie Bouchard. Celle-ci s’était entre autres dite stressée par les tâches à accomplir lors de ses passages à Montréal.

«Je prends beaucoup de temps avec les partisans, car c’est important de le faire, surtout avec les enfants. Je me dis qu’un jour, peut-être voudront-ils jouer au tennis. Il faut leur laisser une bonne impression. Les enfants sont contents et les parents aussi», explique Caroline Wozniacki, quatrième raquette mondiale et championne de la Coupe Rogers en 2010.

«Quand j’avais 12 ans, j’avais rencontré Venus Williams et nous avions échangé quelques balles, poursuit l’athlète de 28 ans. Je vais toujours m’en souvenir. C’était une expérience extraordinaire.»

«La vie sur le circuit est parfois difficile. Les amateurs sont vraiment importants, car nous avons besoin de leur support et de leurs encouragements. J’essaie de faire de mon mieux avec eux, car je tire beaucoup d’énergie de leur présence», mentionne la meilleure joueuse au monde, la Roumaine Simona Halep.

«C’est important de partager avec les fans et de leur retourner ce qu’ils nous donnent. Ils nous soutiennent, spécialement dans les périodes plus difficiles, relate la Française Caroline Garcia, qui était en forte demande à Roland-Garros.»

«Il faut que ce soit naturel. C’est un cadeau d’avoir leur soutien.»

Exemple frappant

Des lecteurs du «Journal de Montréal» ont mis en lumière l’attitude de Bouchard lors de sa présence à une séance d’autographes organisée par l’entreprise Neuenergy, samedi en fin d’après-midi.

«Ma conjointe et moi sommes de grands collectionneurs d’autographes. Nous étions les deuxièmes à attendre en ligne à cette séance. Nous avons attendu plus de 90 minutes pour avoir la chance de la voir et de lui demander son autographe», raconte Francis, un amateur de sport comptant plusieurs centaines d’autographes d’athlètes dans son répertoire.

«Quand elle est arrivée. Elle n’a rien dit et n’a pas signé la photo que j’avais achetée à la boutique, poursuit l’homme de 25 ans qui s’était spécialement déplacé depuis la Rive-Sud de Montréal. On ne pouvait pas prendre de photo et quand on lui parlait, c’était l’agent de sécurité qui répondait à sa place. Les jeunes enfants d’une famille derrière voulaient faire signer une énorme balle de tennis, ils n’ont pas pu. Je n’avais jamais vu ça. On est tombés par terre par son comportement.»

En fait, la joueuse s’est contentée de distribuer des affiches publicitaires de la compagnie a relaté Francis. Une pièce qu’il «n’aura pas le goût de conserver dans sa collection».

Il faut noter que plus tôt dans la journée, samedi, elle avait pris du temps avec ses admirateurs après l’entraînement, se prêtant au jeu des égoportraits et des autographes.

Dimanche, elle a également pris quelques minutes pour satisfaire ses admirateurs.