Crédit : Brad Mills-USA TODAY Sports

MLS

Une grosse affaire saignante (sic)

Une grosse affaire saignante (sic)

Fréderic Lord

Publié 03 août 2018
Mis à jour 03 août 2018

Cette saison, on a fait grand cas de l’arrivée de Zlatan Ibrahimovic en MLS. Le passage du Suédois à Los Angeles ne passe pas inaperçu et il s’est déjà immiscé dans la conversation du joueur le plus utile à son équipe.

Mais l’arrivée de Wayne Rooney dans la capitale américaine est un coup sportif et marketing d’une ampleur comparable.

Certes, l’Anglais n’a pas la personnalité flamboyante de Zlatan, mais sa notoriété ne connaît pas de frontière.

Des preuves? Le Washington Post s’est livré à un exercice trivial, mais des plus révélateurs : sur la plateforme Twitter, Rooney a plus d’abonnés que l’ensemble des sportifs de Washington réunis

Ses 16,8 millions de «suiveux» dépassent largement les 2,68 millions d’Alex Ovechkin.

En fait, si vous ajoutiez les comptes de (ici, attention à l’énumération) Vernon Davis, John Wall, Venus Williams, Bryce Harper, T.J. Oshie, Bradley Beal, Max Scherzer, Elena Delle Donne, Josh Norman, Bob Bryan, Marcin Gortat, Stephen Strasburg, Luciano Acosta, Ryan Kerrigan, Lars Eller, Gio Gonzalez, Mike Bryan, Colt McCoy, Nicklas Backstrom et John Carlson... il vous manquerait encore quatre millions d’abonnés pour égaler le compte de Rooney.

Bref, la MLS et le DC United prennent un pari assez sûr en engageant la star anglaise qui tient plus de Paul Gascoigne que de David Beckham.

Sur le terrain, il plaira assurément aux amateurs qui prônent le courage, l’abnégation et le sacrifice du corps. En ce sens, il entre peut-être dans la même catégorie que David Villa, qui ne rechigne pas à l’effort autant en attaque qu’en défense.

En dehors des pelouses, ses 16 millions et plus d’abonnés entendront parler un peu plus de la MLS. C’est gagnant sur tous les tableaux pour les amateurs nord-américains de soccer.

En somme, Jermaine Defoe ce n’était rien à côté du «bloody big deal» que représente Rooney.