Sports aquatiques

L'Italien Stochino couronné à la 64e Traversée internationale du lac Saint-Jean

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L’Italien Edoardo Stochino est le nouveau monarque du lac Saint-Jean. Après deux médailles d’argent à Roberval, le vétéran nageur a fait fi de conditions extrêmes par moments sur le mythique plan d’eau pour se couvrir de gloire à la 64e Traversée internationale, samedi après-midi.

Stochino a signé la première victoire en solo de sa carrière en 7 h 10 min 52,7 s au terme d’un sprint endiablé l’impliquant en compagnie de trois autres nageurs dans les derniers mètres de la course, devançant par moins d’une seconde le Sherbrookois Xavier Desharnais. L’Allemand Alexander Studzinski a pris le troisième rang.

Si les nageurs ont dû se taper le marathon de 32 km sans porter la combinaison thermique puisque la température de l’eau avait été mesurée à 22,5 degrés Celsius (72,5 °F) avant le départ de Péribonka, ils n’ont pas moins peiné pour autant. Que non!

Averses, vents et puissantes vagues ont défié au beau milieu de la course la vingtaine d’athlètes qui se sont lancés à l’assaut du monstre qu’est le lac Saint-Jean, ralentissant le peloton de tête et larguant quelques prétendants à la couronne en cours de route.

«Ce fut très difficile. Tout était correct au départ, mais au milieu de la course, il y avait énormément de vagues fortes. Ma stratégie était de rester tout au long de la course devant le peloton pour contrôler les autres nageurs quand ils accéléraient. À la fin, j’ai tout donné le restant d’énergie que j’avais», a déclaré le nouveau vainqueur, annonçant son intention de revenir l’an prochain.

Bertola a souffert

Souhaitant ardemment que la traversée ait lieu avec les combinaisons thermiques, le champion en titre Guillermo Bertola s’est résigné à compléter l’épreuve en portant un maillot standard, souffrant du début à la fin avant de finir au sixième échelon.

«C’était très dur parce que comme je l’avais dit, je ne suis pas un nageur d’eau froide et je me suis surpris de toucher la plaque d’arrivée. Je ne pensais jamais être capable de finir. Juste de finir sans combinaison thermique, je suis très content», a résumé l’Argentin après avoir été traité pour hypothermie.

Le ton blême, le nageur de 28 ans a décrit les conditions auxquelles ses adversaires et lui ont fait face. «Les vagues, la pluie et le vent n’ont pas aidé, mais c’est la natation en eau libre! Au départ, je suis allé très vite, mais quand tu pars trop vite, tu vas payer. J’espère revenir avec les wetsuits!»

Razzia italienne

Chez les femmes, la compatriote du gagnant, Barbara Pozzobon, a soulevé le plus gros trophée. Elle avait terminé deuxième il y a douze mois. À sa possible dernière participation à l’événement, la Québécoise Sabryna Lavoie a elle aussi été secouée par les mauvaises conditions sur le lac.

«Ça n’a pas été comme je le voulais. Les vagues m’ont ramassée et fatiguée. Puis, j’aimais mieux nager seule plutôt que de m’hypothéquer à rattraper le peloton», a réagi la native de Saint-Bruno, près d’Alma.

Après six présences d’affilée, elle nagera le 10 km FINA à Lac-Mégatic avant de réfléchir à son avenir dans le sport, elle qui doit amorcer à l’automne la dernière année de ses études en sciences géomatiques à l’Université Laval.