Crédit : Eric Bolte-USA TODAY Sports

Impact

L’avantage de jouer chez nous

L’avantage de jouer chez nous

Fréderic Lord

Publié 20 juillet 2018
Mis à jour 20 juillet 2018

Depuis la nuit des temps, on vous rappelle la difficulté de gagner sur les terrains adverses en MLS et, à l’inverse, la nécessité de gagner à domicile.

Pourquoi l’avantage du terrain dans le circuit Garber est si important? En sondant les différents acteurs du championnat, il est difficile de circonscrire les paramètres qui expliquent cet état des faits de façon limpide.

À la veille du déplacement à Portland, voici des pistes de réponses :

1. La distance

Marco Di Vaio et Didier Drogba en faisaient grand cas, les voyages constituent un obstacle de taille pour les équipes visiteuses. Contrairement aux championnats européens, les équipes de la MLS doivent couvrir beaucoup plus de distances pour affronter leurs rivaux.

À titre d’exemple, 4209 km séparent Orlando de Vancouver. En Premier League, les deux clubs les plus éloignés, Newcastle et Bournemouth sont à 473 km. Dans le championnat français, on compte environ 833 km entre Lille et Nice.

2. La différence de température

Entre un match dans la neige au Minnesota et un autre à près de 40 degrés Celsius à Dallas, les écarts de température et la différence de climat varient beaucoup d’une région à l’autre.

3. La surface

Six stades sur 23 ont des surfaces artificielles qui diffèrent beaucoup entre elles. Et je ne vous parle pas de celle installée au Stade olympique...

4. Les gains marginaux 

Malgré ce qu’on en pense, la MLS est une ligue beaucoup plus paritaire que les autres grands championnats. Entre la plus grande masse salariale (Toronto FC) et la plus petite (Houston), il y a une différence de 19 994 116 $. En premier League c’est 140 476 893 $ qui sépare Manchester City de Brighton & Hove Albion. En Ligue 1, la différence du salaire moyen d’un joueur entre le PSG et Troyes est de 8 185 724 $.

Bref, quand l’argent (et par extension, on parle ici de talent) n’a pas une aussi grande influence sur le jeu, on peut anticiper que les petits détails comme « les repères sur le terrain et la connaissance de la surface » jouent un rôle plus important.

5. Le coach, la structure

J’ai colligé pour vous les fiches des équipes de la MLS à domicile au cours des trois dernières saisons (2016-17-18). Constat : les meilleures sont les meilleures... duh! En résumé, l’influence de l’entraîneur et de l’organisation vaut son pesant d’or.

% de gains à domicile en MLS au cours des 3 dernières saisons

  1. Red Bulls de New York 79.8 %
  2. Timbers de Portland 78.0 %
  3. Los Angeles FC 77.8 % (9 matchs seulement)
  4. FC Dallas 76.7 %
  5. New York City FC 75.6 %
  6. Sporting Kansas City 72.7 %
  7. Real Salt Lake 71.6 %
  8. Atlanta United 71.4 %
  9. Nouvelle-Angleterre 69.9 %
  10. Toronto FC 68.9 %
  11. Crew de Columbus 67.8 %
  12. Houston 67.4%
  13. Seattle 65.5 %
  14. Colorado 63.3%
  15. Chicago 63.3 %
  16. Philadelphie 62.5 %
  17. San Jose 60.7%
  18. Vancouver 60.2 %
  19. Minnesota 58.9 %
  20. Impact de Montréal 57.8 %
  21. DC United 56.8 %
  22. Orlando 55.7 %
  23. LA Galaxy 52.3 %

NB. Les terrains avec surface synthétique se retrouvent au 2e, 8e, 9e, 13e, 18e et 19e rang de ce classement.