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Photo : Kylian Mbappé, de la France. Crédit : AFP

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Les plus grands joueurs de la Coupe du monde de soccer 2018

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Publié | Mis à jour

Après un mois de tournoi en Russie, quelles sont les images fortes qui restent du Mondial 2018 de soccer?

Un déboulé de Kylian Mbappé, un triplé de Cristiano Ronaldo ou encore l'impression qu'Ivan Perisic était partout sur le terrain font partie de l'album souvenirs.  

Mbappé, bébé TGV

Un tweet résume le Mondial de Kylian Mbappé, champion du monde à 19 ans et demi, auteur de quatre buts dont un en finale.

«Si Kylian continue d'égaler mes records comme ça, je vais devoir rechausser mes crampons...» signé Pelé le mythique no 10 de la Seleçao brésilienne, trois fois champion du monde (1958, 1962, 1970).

Le gamin de Bondy est devenu le deuxième plus jeune joueur à marquer en finale de Coupe du monde après «O Rei», en 1958 à 17 ans. 

Pelé avait déjà tweeté une première fois son admiration quant le joueur du Paris Saint-Germain avait déboulé à 32,4 km/h selon un relevé de la Fédération internationale (FIFA) pour provoquer un penalty contre l'Argentine. En plus de cette course folle, il avait inscrit un doublé pour éliminer Lionel Messi et sa bande en huitièmes de finale (4-3).

«Ce n'est que le début. Ce n'est pas la fin, j'ai l'intention d'aller plus loin, aller jusqu'où mon potentiel me le permet et où les limites le permettent», a lancé le prodige. Ca promet...

Le triplé de «CR7»

Ce jour-là, le 15 juin, devant sa télé, son grand rival Messi a dû être écoeuré. Lors de Portugal-Espagne (3-3), choc du premier tour, Cristiano Ronaldo a provoqué un penalty qu'il a transformé dès la quatrième minute, marque de loin grâce à une terrible faute de main du gardien espagnol David De Gea, et, surtout, inscrit un coup franc direct somptueux en fin de match. On se disait alors que «CR7» filerait vers un sixième Ballon d'or dans sa carrière. Mais un doublé d'Edinson Cavani (2-1) pour l'Uruguay a mis fin à l'aventure du Portugal en huitièmes de finale et rend l'attribution de la récompense individuelle suprême beaucoup plus incertaine.

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Crédit photo : AFP

Perisic ne lâche rien

Son compatriote Luka Modric a été élu meilleur joueur du Mondial 2018, mais c'est bien le Croate Ivan Perisic qui a éliminé l'Angleterre en demi-finale. Le joueur de l'Inter Milan a inscrit un but et délivré une passe décisive pour Mario Mandzukic. Désigné homme du match, il confiera avoir eu sa «maman au téléphone qui rêvait d'une finale contre la France», en souvenir de ses années de post-formation à Sochaux. Mais le tournoi russe s'achèvera sur une note amère avec un penalty accordé après assistance vidéo - une première dans une finale de Coupe du monde - pour une main dans la surface contre la France (4-2).

L'éclair de Kroos

Il est celui qui a fait croire que les Allemands pourraient s'en sortir après avoir été trahis par leur organisation défensive face au Mexique (1-0). Au bord de l'élimination au match suivant, la Mannschaft est parvenue à arracher la victoire (2-1) face à la Suède grâce à un but miraculeux de Toni Kroos au bout des arrêts de jeu.

Mais le troisième rendez-vous fut fatal face à la Corée du Sud: défaite 2-0 et élimination sans gloire du tenant du titre dernier de son groupe... Gary Lineker, ex-international anglais, en amendera même son célèbre aphorisme :«Le football est un jeu simple. Vingt-deux joueurs courent derrière un ballon pendant 90 minutes et à la fin, ce n'est plus toujours l'Allemagne qui gagne.»

Les anges gardiens

Ils sont trois gardiens à s'être mis en valeur dans cette Coupe du monde. Il y a d'abord eu Jordan Pickford, qui a mis fin à la malédiction des tirs au but pour l'équipe d'Angleterre en Coupe du monde, en arrêtant la frappe du Colombien Carlos Bacca en huitièmes de finale (1-1., 4-3 t.a.b.) et en envoyant ainsi les Three Lions en quarts.

Le gardien des Bleus Hugo LLoris a sans doute effectué le plus bel arrêt du tournoi, avec cette détente horizontale contre l'Uruguay (2-0), pour sortir une tête de Martin Caceres juste avant la pause. «Ce n'est pas un arrêt, c'est presque un but», a admiré Didier Deschamps.

Mais sa boulette contre Mario Mandzukic en finale face à la Croatie a sans doute privé le gardien de Tottenham du titre de meilleur gardien. C'est Thibaut Courtois, le dernier rempart de la Belgique, décisif et plus régulier qui a été sacré. Son coup d'éclat? Une parade de grande classe, une claquette, dans la dernière minute du temps règlementaire sur une frappe enroulée de Neymar en quarts de finale face au Brésil (2-1).