Crédit : Jean-Yves Ahern-USA TODAY Sports

Impact de Montréal

Objectif 6e rang

Objectif 6e rang

Fréderic Lord

Publié 29 juin 2018
Mis à jour 29 juin 2018

Dimanche prochain, en regardant le classement de l’Association de l’Est de la MLS, vous aurez cinq des six participants aux prochaines séries éliminatoires.

J’exagère, mais à peine.

Depuis trois ans, une tendance lourde en MLS rend la vie difficile à certains clichés. «Le début de saison importe peu, c’est comment on la finit qui est important en MLS... », dirait un observateur mal avisé. Parce qu’au 1er juillet, lors des trois dernières saisons, les chiffres disent autrement.

Bien commencer pour bien finir

En 2015, la seule équipe qui en juillet et en septembre ne faisait pas partie des 6 premières équipes au classement, c’était l’Impact de Montréal... qui allait bénéficier d’un changement d’entraîneur et de l’arrivée d’un certain Didier Drogba.

Au cours de ces trois saisons, la sixième position dans l’Est, la dernière qui donne accès aux séries éliminatoires, a terminé avec 49, 42 et 50 points, donc une moyenne de 47 points.

Avec 17 matchs à faire au calendrier, l’Impact est à 29 points de cette moyenne. Pour y arriver, ce qui ne les placerait au mieux dans la course pour le 6e, l’Impact doit maintenir une moyenne de points par match (ppm) de 1,71.

Avec une fiche jusqu’ici de 6-11-0 et une moyenne de ppm de 1.08, il faudra une nette amélioration des performances pour y arriver.

Quels rythmes ont soutenu ces équipes de 6e positions au cours des trois dernières saisons?

Moyenne de points par match du 6e dans l'Est MLS au 1er juillet:

2015: 1.24

2016: 1.33

2017: 1.32

Le 6e dans l'Association de l'Est en...

2015: 1.44 ppm

2016: 1.24 ppm

2017: 1.47 ppm

Ces chiffres, un peu assommant dans cette canicule j’en conviens, nous prouvent que le niveau s’élève en deuxième moitié d’un point de vue global. Mis à part 2016, année où l’Ouest de la MLS était nettement plus fort que l’Est, la moyenne de point pour faire partie des six premiers a augmenté.

En somme, «on peut faire dire ce que l’on veut aux statistiques» et «ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini». La beauté, c’est que «ça se joue sur le terrain». L’Impact a l’occasion de le prouver dès samedi.